Kirby: Planet Robobot

Kirby revient avec une nouvelle aventure sur 3DS. Cette fois, Kirby doit lutter contre un conglomérat industriel venu exploiter les ressources du Pays des Rêves. Et pour ce faire, il a droit à une bécane flambant neuve ! Les fans sont pleins d’attentes suite à l’excellent Kirby Triple Deluxe en 2014, mais est-ce que 2016 sera l’année d’un nouveau millésime ?

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Développeur: HAL Laboratory
Date de sortie: juin 2016
Consoles: Nintendo 3DS
Genre: jeu de plateformes

Comme toujours, un peu d’histoire

Jeux de réflexion, de flipper, de courses… Assurément, le personnage de Kirby est un monument du panthéon Nintendo et mérite qu’on retrace un peu son parcours. Apparu en 1992 sur Game Boy, Kirby possédait alors uniquement quelques unes des caractéristiques que nous lui connaissons : la boule de gomme était capable de se gonfler d’air pour voler, et pouvait aspirer ses ennemis et les recracher avec fracas. Mais ce n’est que l’année suivante (sur NES) qu’il acquiert son identité, sa couleur rose et sa capacité à voler les pouvoirs des ennemis qu’il avale. A partir de ce moment, le gameplay des épisodes de base a fort peu changé. Fort peu, à deux particularités près. La première, c’est le fait qu’absorber un pouvoir donne accès à une vaste palette de coups, comme c’est le cas depuis Kirby’s Fun Pack sur SNES, et dans les plus récents épisodes Return to Dream Land et Triple Deluxe. La seconde, c’est la présence de montures, qui, une fois utilisées, changeaient l’expérience de jeu, mais aussi la nature du pouvoir absorbé, qui a été la spécificité des Kirby’s Dream Land 2 et 3. Kirby : Planet Robobot propose justement de croiser enfin ces deux aspects dans un même jeu. De quoi faire varier les plaisirs…

Dans Kirby’s Dream Land 2, Rick le hamster et d’autres animaux offrent des variantes aux pouvoirs

Rose à l’extérieur, vert à l’intérieur !

En ce qui concerne l’intrigue, si l’on avait affaire à un haricot magique conduisant un univers végétal dans l’épisode précédent, cette fois-ci, Dream Land est envahi par Haltmann SA et son président, Max Profitt Haltmann (tout est dans le nom). Le conglomérat voulant exploiter les ressources du Pays des Rêves, Kirby part donc en croisade contre l’industrie et des versions robotiques de nombreux ennemis connus. Il évoluera ainsi dans un environnement essentiellement technologique, à l’opposé de la plupart des épisodes. Dans ce cadre, il lui arrivera de prendre possession d’armures robots, changeant ainsi le gameplay des niveaux concernés et la façon de se servir des pouvoirs. D’un Kirby rapide, fluide et pouvant voler, on passe à un véritable tank, lent et lourd, mais destructeur.

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Le pouvoir « trancheur » associé à l’armure robot permet de manier des scies circulaires destructrices

Kirby et le pouvoir de copier…

L’ajout de l’armure offre une bulle d’air salvatrice aux joueurs ayant exploité Return to Dream Land et Triple Deluxe au maximum. En effet, si la formule est efficace, elle demeure presque inchangée dans ces trois épisodes. Le mode aventure comprend le même nombre de niveaux, dans lesquels il sera possible de chercher jusqu’à trois objets-clés, et des éléments collectors à l’effigie des personnages de la série (les porte-clés de Triple Deluxe étant ici remplacés par des stickers). De plus, une fois le jeu terminé, il est possible de le refaire en incarnant un autre des personnages phares de la série (le roi Dadidou dans Triple Deluxe, Metaknight dans Planet Robobot), et d’affronter les boss dans le mode arène.

Mais l’impression d’avoir affaire à un produit standardisé atteint son paroxysme avec les boss. En effet, si certains d’entre eux sont simplement peu inspirés (à l’exception du dernier boss, lequel détonne par moments et semble plus à sa place dans la série des Kingdom Hearts), d’autres sont des versions robots ou clones de boss classiques de la série qui n’auraient simplement aucune raison d’affronter Kirby compte tenu de la menace qui plane. Les cinématiques en attestent même avec le roi Dadidou. Quand on pense aux boss de précédents opus, qui, bien que classiques, constituaient un défi pour d’autres raisons que leur seule difficulté, on est forcément en partie déçu. Un peu dommage d’ailleurs, compte tenu du message véhiculé par le scénario du jeu…

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Premier boss incontournable de la série, Whispy Woods était apparu corrompu en tant que Whispy Flowers dans Triple Deluxe. Ici, Clanky Woods constitue la version robot peu inspirée de ce boss…

Pour conclure

Dans l’ensemble, Kirby : Planet Robobot est un excellent jeu offrant quelques nouveautés à la série, et des heures d’amusement au joueur. L’unique bémol est ce sentiment que la même formule est réappliquée sans aucune prise de risques, à part celui de lasser les fans. A l’instar des New Super Mario dont il a été question dans Pixels Café, cela n’empêche pas d’apprécier le jeu en lui-même, mais nous pousse à nous inquiéter pour des séries que nous aimons. Espérons donc que le prochain Kirby soit aussi génial mais totalement différent.

Les pours et les contres

Le retour d’un héros incontournable dans une nouvelle aventure – Les combats contre les boss sont très peu inspirés, et la présence artificielle de boss emblématiques de la série n’aide en rien
Une bande son impeccable  – Un jeu agréable, mais très proche de Return to Dreamland (Wii) et Triple Deluxe (3DS), ce qui pourrait lasser les personnes ayant passé du temps sur ces jeux
Un jeu accessible aussi bien aux grands qu’aux petits

Dr. D.

 

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