Hotline Miami 2: Wrong Number

Quand le devoir appelle… Vous décrochez le téléphone et écoutez ce qu’il a à vous dire. Une fois ses directives délivrées, vous vous rendez à un endroit où la mafia rôde, et tuez tout le monde dans un soft nerveux et gore à souhait aux graphismes pixélisés. Hotline Miami a fait son grand retour et c’est réussi !

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Développeur: Dennaton Games
Date de sortie: 10 Mars 2015
Plateformes: PC, Mac, Linux, PS3, PS4, PS VITA
Genre: Action, Indépendant

Pixels sanguinolents

Ce qui démarque la série de bien d’autres jeux, ce sont ses graphismes composés de pixels colorés de manière flashy et un style général rappelant les années 80′, l’époque durant laquelle se passe le jeu. Une particularité visuelle est la vue de dessus, ce qui permet de voir où se situent les ennemis, même au travers des murs. C’est bien beau tout ça, mais la formule Hotline Miami ne serait rien sans un rendu visuel de la violence jouissif à souhait. Préparez-vous donc à repeindre les murs et les sols avec le sang et les tripes de vos ennemis, car côté gore, vous serez servi.

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Vous avez dit « gore » ?

Une histoire de téléphone

Dans ce jeu, comme chez son prédécesseur, on répond au téléphone, on écoute les directives que l’on nous donne, on se rend dans un entrepôt dans lequel se trouve un groupe de truands quelconque et on dézingue tout être vivant s’y trouvant. La narration se fait donc au travers de divers dialogues et conversations au téléphone.
Wrong Number est une suite directe au premier opus, censée répondre à toutes les questions qu’il a pu soulever, notamment en ce qui concerne l’identité des deux personnages qu’on y incarnait, Jacket et Biker. Le joueur suit donc respectivement un groupe de fan du tueur en série Jacket, un inspecteur aux méthodes… musclées, un journaliste enquêtant sur l’affaire, un ami de Jacket en pleine guerre à Hawaii, un baron de la mafia, un acteur psychopathe et un autre tueur qui porte un masque de rat. Si cette description semble dense, c’est normal, car le jeu développe sept fils narratifs différents alors qu’il se finit en une dizaine d’heure. Le scénario, faisant des allers et retours dans le passé et passant d’un personnage à l’autre à chaque niveau, est donc très confus. Calepin et stylo sont par conséquent requis si vous voulez comprendre quoi que ce soit et, même là, on reste dubitatif : on sort du jeu avec plus de questions que de réponses.

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Si vous le dites. – (Traduction : « La destruction et la violence… Ca fait juste partie de notre nature »)

Un gameplay hyper-violent

La saga est connue pour sa difficulté élevée et son gameplay simpliste. Cependant, les contrôles ont beau paraître simples, il est en autrement du timing qu’il faut avoir face au temps de réaction des ennemis. Les mafieux réagiront au quart de tour et la moindre offensive irréfléchie s’avérera fatale. Heureusement, le jeu propose de recommencer directement après notre mort, en appuyant sur la symbolique touche « R ». Attendez-vous donc à connaitre par cœur le message tristement fameux de la série : « Press [R] to Restart ». Le soft est en fait un immense « die and retry » dans lequel plusieurs centaines d’essais peuvent s’avérer nécessaires pour finir un seul niveau. Puis, à la fin de chaque level, le jeu note vos performances, ce qui va vous pousser à essayer refaire les différents niveaux de manière parfaite, rendant le jeu encore plus exigeant.
Dans le premier opus, Jacket pouvait mettre divers masques qui lui octroyaient des pouvoirs, comme courir plus vite ou commencer avec plus de munitions. Ici, les masques et accessoires que les différents personnages peuvent équiper changent radicalement la façon d’approcher un niveau. Le journaliste, par exemple, ne veut tuer personne et ne peut par conséquent pas s’équiper d’arme à feu. Les quatre fans ont aussi tous un gameplay différent, comme la fille au masque de zèbre qui peut faire des roulades pour esquiver les balles. Il n’empêche que certains masques ne font que vous avantager et ne modifieront par conséquent pas votre style de jeu.

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Le masque de cygne permet de jouer deux personnages à la fois.

Une déception à noter est le design des maps. La présence de niveaux beaucoup trop ouverts et l’impossibilité de voir des ennemis qui sont à l’autre bout du niveau alors qu’eux vous voient et vous tirent dessus rendent le jeu particulièrement frustrant par moment ; on perd alors le côté close quarter du premier opus, où l’on pouvait simplement courir avec une batte et éliminer tout le monde. Bien que le jeu se transforme alors par moment en un cover-shooter, il n’en est pas moins intense et fun à jouer. Ce point négatif est cependant en partie contrecarré par l’ajout d’un éditeur de niveau qui permet de créer et de partager ses levels avec la communauté.

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L’éditeur de niveau laisse beaucoup de liberté au joueur.

Sons 80s pour une OST agressive

Ne jetez pas encore votre synthé à la poubelle, car vous pourriez peut-être faire partie des artistes sélectionnés pour le prochain Hotline Miami. En effet, pour renforcer le côté années 80′, Dennaton Game a choisi des morceaux aux sonorités kitsch typiques de l’époque, couplées à des sons modernes, un genre de musique appelé Synthwave. Le tout donne au jeu une aura très puissante et agressive, ce qui rend la série iconique par sa musique.


La musique colle parfaitement à l’univers

Brutalité vidéoludique

Hotline Miami 2: Wrong Number propose un jeu dans sa globalité très similaire à son prédécesseur et la recette est efficace. Le soft est nerveux, violent, gore à souhait et accompagné d’une musique entraînante. Malgré ses soucis de level design qui obligent le joueur à se mettre plus souvent en couverture et défavorise les armes de corps à corps, le jeu offre toujours le plaisir sadique (et un peu masochiste) caractéristique de la série et ça fait plaisir.

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Pours et contres

+ Des graphismes sympathiques et gores à souhait Un scénario énigmatique par sa construction
+ Des musiques puissantes et en accord avec l’univers du jeu Un game design parfois en votre défaveur notamment par la taille des maps et de l’utilisation de fenêtres
+ Un gameplay simple mais efficace Une difficulté immense pour les néophytes
+ Un très bon Die and Retry  Une suite dont l’intérêt reste questionnable
+ Un mode hard pour une plus grande durée de vie
+ Des personnages aux capacités parfois très différentes, ajoutant de la diversité au soft

Ante

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