Fran Bow

Préparez-vous à vous faire engloutir dans un jeu obscur et perturbant. Fran Bow est un jeu de point-and-click mélangeant horreur et psychologie, pouvant vous mettre, durant une grande majorité du temps, en PLS. En suivant et en jouant notre chère innocente protagoniste, Fran Bow, nous allons apprendre comment cette enfant vit avec ses problèmes psychologiques dans sa réalité remplie de traumatismes inhumains.

Développeurs : Killmonday Games
Date de sortie : 27 août 2015
Genre : Point-and-click horreur
Plate-forme : PC, Android et iOS

Une histoire troublante

En l’an 1944, Fran Bow, âgée de 10 ans, vivait  une vie tranquille avec ses parents et son fidèle chat noir, Monsieur Minuit. Cependant, la vie de cette petite fille va être complètement chamboulée lorsque sa mère et son père sont tués par Remor, une créature maléfique issue d’un univers angoissant. Après avoir découvert les corps sans vie de ses parents, Fran et Monsieur Minuit s’enfuient immédiatement afin de trouver un meilleur refuge loin des griffes du terrible Remor. Après une soirée agitée, notre protagoniste s’endort mais est retrouvée par les autorités. Au matin, Fran se réveille dans un hôpital psychiatrique pour enfants. Par la suite, le jeu nous propulse dans le futur et nous montre une consultation entre le Docteur Deern et notre protagoniste. Celui-ci lui donne un nouveau médicament, la Duotine, afin d’atténuer ses hallucinations. Cependant, cette DROGUE (appelons-la par son vrai nom) va amplifier ses visions à un tel point que Fran s’évanouit et dort pendant trois jours. Suite à cela, le docteur Deern retire la prescription de ce médicament. Or, la petite fille découvre de la Duotine cachée et entend une voix qui lui dit que cette DROGUE va l’aider à retrouver Monsieur Minuit. Et oui, malheureusement, Fran Bow est vite devenue dépendante… Ainsi, le jeu commence dans une ambiance morbide mais qui, mélangée à l’esprit enfantin de Fran, cette petite fille innocente, naïve et curieuse, donne un cocktail bien hétéroclite.

L’histoire, quant-à-elle, comprend 5 chapitres représentant chacun une étape différente de l’épopée de notre protagoniste, évoluant au fur et à mesure qu’elle essaye de retrouver son chat et sa tante. Plus Fran sera plongée dans ses hallucinations, plus le joueur aura du mal à faire la différence entre illusion et réalité.

De gauche à droite, nous retrouvons Itward (ami imaginaire de Fran), Monsieur Minuit, Fran Bow, Remor (ou encore le Prince de l’Obscurité), et les sœurs jumelles, Clara et Mia.

Un gameplay varié

Fran Bow est un jeu point-and-click assez classique avec quelques mini-jeux entre les divers chapitres. A travers les puzzles et énigmes, nous apprenons comment Fran réfléchit et agit. C’est une jeune fille très curieuse mais en même temps craintive, sentiments justifiés par les nombreuses situations aussi ludiques que malsaines. Un aspect important du jeu est la Duotine. Après avoir retrouvé et récupéré la boîte de DROGUE, la protagoniste peut s’en servir et se retrouver dans un monde parallèle à la réalité. Cela permet non seulement de trouver des objets cachés dans le monde réel mais aussi de visualiser la maladie mentale de Fran, aggravée par la Duotine qui va la plonger de plus en plus profondément dans la folie. Pour éviter de prendre un exemple trop choquant, je vous propose ces deux images tirées du premier chapitre : l’asile pour enfants. Nous voyons que dans le monde réel, il y a un clown assez perturbant sur le tableau. Or, dans le monde drogué de Fran, il n’y est plus. Cela laisse au joueur le mauvais pressentiment que, peut-être, il est possible de croiser ce clown en chair et en os. On retrouve ce genre de sensation tout le long du jeu. Ce sentiment est même amplifié par notre volonté de voir Fran aller mieux et de la voir retrouver une enfance normale. Mais plus on avance dans l’histoire, plus on se rend compte que ce n’est pas possible. Par exemple, durant le chapitre 3, il n’est pas possible d’utiliser la Duotine. Cela pourrait signifier aux joueurs que Fran est peut-être inconsciente dans la vraie vie et ne peut donc pas reprendre de la DROGUE, ou bien qu’elle est tellement engloutie dans sa maladie mentale que prendre de la DROGUE ne change en rien sa perception de la réalité, ou encore autre chose… Il est clair que ce jeu est doté de nombreuses théories et hypothèses possibles. Les divers mini-jeux entre les chapitres qui souvent se manifestent de façon assez inopinée sont un autre élément perturbant. Par exemple, le premier mini-jeu consiste à traverser un labyrinthe où nous passons d’une vue 2D à une vue 2.5D, le joueur devant guider Fran jusqu’à la sortie. Le deuxième mini-jeu est un frogger. Ce sont des changements assez brusques et anormaux du gameplay point-and-click, qui deviennent assez répétitifs à travers le jeu.

Un style artistique unique

La vidéo d’introduction reste très simple, en noir et blanc avec quelques traces de rouge pour représenter le sang. Dès le début, le jeux insiste sur le rouge, représentant le gore et la violence, contrasté avec le blanc, signe de la pureté et l’innocence de Fran, également opposé avec le noir, représentant aussi bien la cruauté et la corruption de Remor que le sombre « background » de Fran.

Lorsque le jeu commence, le style artistique change et se complique avec plus de détails et de couleurs. Les desseins particuliers, faits à la main, restent très sinistres et perturbants mais aussi très imaginatifs et vifs.

De plus, les mini-jeux possèdent leur propre style artistique en passant par du cut-art (premier mini-jeux) à de la pâte à modeler (deuxième mini-jeux). Bref, chapeau aux artistes de mélanger plusieurs méthodes graphiques dans leur jeu tout en restant très créatifs.

Une musique calme mais déconcertante

Les « soundtracks » restent assez neutres et calmes lorsque Fran n’est pas sous l’influence de la Duotine. Or, lorsque notre protagoniste prend la DROGUE, nous entendons un son strident et très lugubre comme si on était tiré par l’oreille pour entrer précipitamment dans un monde troublant. En soi, la musique est très calme tout le long du jeu, même lorsque Fran se retrouve devant des cadavres. Cela permet de créer ce sentiment d’angoisse pour les joueurs.

Ce n’est pas du tout glauque…

Et pour finir…

Au final, Fran Bow est un jeux qui sait bien combiner différents éléments afin de créer une ambiance d’horreur psychologique. Attention aux âmes sensibles, les nombreuses images sanguinolentes ne manqueront pas de vous retourner l’estomac, au même titre que les troubles psychologiques hardcores de ces enfants piégés dans un asile vous feront faire des cauchemars. Cependant, si vous  êtes un grand fan d’histoires perturbantes comme les fameuses creepy pastas , je vous invite à jouer à ce jeu au plus vite!

Les Pours et les Contres

Un style artistique unique, imaginatif et fait à la main – Des énigmes parfois pas évidentes et un peu contre-intuitives.
Une histoire très cool avec des personnages intéressants –  Parfois de trop gros « plot holes »
Une histoire ambigüe menant à de nombreuses interprétations et théories.
Une ambience d’horreur bien réussie avec une bonne musique bien creepy.

Candydealer

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