Horizon Zero Dawn

Le premier mars sortait un jeu très attendu des joueurs PS4. Effectivement, Horizon Zero Dawn avait fait grand bruit avec ses trailers nous plongeant dans un monde post-apocalyptique habité de machines destructrices.  L’Humanité a survécu à ce qui a manqué de l’annihiler, et se retrouve à vivre de manière archaïque en petites tribus ne disposant que d’une technologie relativement primaire. Mais comment cela a-t-il bien pu arriver ?

Développeur : Guerrilla Games
Date de sortie (Européenne) : 1er mars 2017
Console : PS4
Genre : Action-RPG

Waw.

Avant même de discuter plus en profondeur des mécaniques de jeu ainsi que de l’univers à proprement parler, il me paraît déjà nécessaire de faire un point sur les graphismes et l’environnement. C’est beau. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, de plus en plus de paysages extravagants et fichtrement éblouissants s’offrent à nos yeux. Je n’ai normalement pas pour habitude de contempler mon écran d’un air béat, mais il m’est arrivé (plus d’une fois) de m’arrêter en plein milieu d’une quête pour admirer un panorama idyllique. Bien que ces graphismes ne soient pas révolutionnaires, ils offrent tout de même un charme très particulier et léché qui fait, selon moi, partie des points forts de l’immersion in-game. De plus, même la carte du monde a un effet 3D tout à fait charmant. (Oui c’est un détail, mais c’est très agréable).
 

Quand ton robot-chien connecté passe aux stéroïdes

Ce qui fait également partie du paysage, ce sont les machines que vous devrez affronter durant votre périple. Et bien que les premières sur lesquelles vous tomberez seront relativement facilement mises au tapis, ce ne sera pas le cas pour toute la durée de l’aventure ! En effet, certaines machines font approximativement la taille d’un cheval ou d’un éléphant mais… certaines font carrément la taille d’un camion Takerllipar 797B (on évite de citer des marques mais vous m’avez compris). La partie réellement intéressante à propos de ces machines reste néanmoins la manière de les vaincre. Alors oui, vous pouvez bourriner comme un sagouin à tout va, et vous vous en sortirez (peut-être). Mais ce qui rend cet exercice particulièrement fun, c’est le fait que chaque sorte de machine est vulnérable à différentes sortes de dégâts, et qu’il est également possible d’en arracher des composants. Cette dernière possibilité permet non seulement de récolter plus de ce dont on a besoin pour le craft et le troc, mais également d’occasionner beaucoup de dégâts. Certaines machines ont même des armes à feu (TRÈS) lourdes qu’il est possible d’arracher via ce procédé pour ensuite les utiliser (c’est jouissif d’ailleurs).

De bon Aloy

Et c’est maintenant qu’on en vient au gameplay de notre héroïne désormais préférée : Aloy. Comme dit précédemment, il existe différentes manières d’aborder le combat contre machines (ou humains). Aloy possède en effet un panel destructeur tout à fait charmant. Entre les différentes sortes d’arcs, les frondes et les armes utilisant les câbles pour attacher ou piéger les machines, vous aurez tout ce qu’il vous faut pour diversifier vos approches et autres combats épiques. La possibilité de jouer de manière totalement furtive apporte aussi un côté très fun, surtout lorsqu’il s’agit de s’infiltrer dans un camp ennemi pour tous les abattre tel un ninja. En dernier lieu, il est possible de pirater des machines afin qu’elles se battent pour vous, ou même, pour certaines, que vous puissiez les monter ! (Comme monture, on fait difficilement mieux qu’un buffle robot, c’est moi qui vous le dis.) Aloy possède également un arbre de compétences à débloquer au fil de l’aventure, et bonne nouvelle : il est possible, à terme, de toutes les obtenir !

Avant de passer à l’histoire à proprement parler, il me paraît important de mentionner quelque chose à propos de l’évolution d’Aloy qui m’a particulièrement plu. Plus vous monterez en niveaux, plus elle aura de compétences débloquées et, au fur et à mesure des zones découvertes, d’armes puissantes à se procurer. C’est là que, dans ma frénétique envie de tuer et piller tout ce qui passe, je me suis rendu compte que mon niveau commençait à s’écarter largement de celui de la quête principale (environ vingt de plus). Mais bien que la différence soit grande, l’histoire n’en devient pas (beaucoup) plus facile ! Un gros point fort pour les gens comme moi qui ne peuvent s’empêcher de terminer une zone avant de passer à la suivante.

Peanut Butter Story Time

Lorsque l’on aborde le jeu pour la première fois, on s’attend inévitablement à une histoire sympathique (difficile de se planter avec des robots géants et des combats épiques me direz-vous), mais également à une faiblesse scénaristique pour expliquer ce monde post-apocalyptique. Et bien… on se laisse assez vite prendre au jeu en réalité. Au fil de l’exploration des mondes souterrains et des vestiges de l’humanité passée, on appréhende alors un univers étonnamment riche au niveau du background. Si l’on prend également le temps de lire et écouter tous les messages dispersés dans ce monde, on se rend compte que Guerrilla Games n’a pas pris l’histoire de son jeu à la légère. Cela ne casse pas des briques en termes de « jamais vu », certes, mais l’effort a été proprement et diligemment fait ; de telle manière qu’on décide de jouer encore quelques heures afin d’en savoir plus alors qu’on avait initialement prévu d’aller se coucher (enfin, ça c’est moi).

En dehors de ce fil rouge, les quêtes annexes et autres joyeusetés sont également très bien ficelées. En effet, les personnages que l’on rencontrera lors de ces quêtes ou même lors de simples tâches sont tous différents et possèdent chacun une histoire qui leur est propre. De manière générale, les protagonistes sont bien réalisés et aident grandement à l’immersion dans cet univers pour le moins atypique du monde vidéo-ludique.

Wait, there’s more !

Ce n’est pas encore fini ! D’autres évènements jonchent le monde d’Aloy et permettent d’apprécier encore plus avant un univers déjà riche en histoires et émotions. Primo, les Grands-cous qu’il faut pirater pour dévoiler une partie importante de la carte. Deuxio, les chaudrons qui vous font voyager dans les entrailles de la Terre (Jules Verne serait fier) pour obtenir les moyens de pirater des machines de plus en plus grandes. Tertio, les camps de bandits qui sont simplement là pour tester vos capacités d’infiltration et qui peuvent rapporter gros en expérience et loot. En antépénultième (mot compte triple), les zones de chasses qui mettent à l’épreuve votre dextérité en tant que chasseuse, que ce soit au niveau des armes ou de la stratégie. En avant dernier, à l’acquisition d’une nouvelle arme, il est possible de faire un tutoriel rapportant de l’expérience et vous permettant d’assimiler les fonctions de celle-ci. Et finalement ! Les zones corrompues qui vous mettent face à des machines dont les stéroïdes sont eux-mêmes sous stéroïdes.

Pour revenir à des mesures plus quantitatives, il est nécessaire de prévoir entre vingt et vingt-cinq heures de jeu pour l’histoire principale et une cinquantaine en tout pour espérer obtenir le 100% de complétion. Celui-ci s’achevant, en plus des quêtes et autres joyeusetés, en visionnant les projections et obtenant les objets collectionnables éparpillés un peu partout dans le monde d’Horizon Zero Dawn (de quoi vous occuper un bon moment, croyez-moi).

Crépuscule de la review

Horizon Zero Dawn est d’après moi un must have pour tout possesseur de la PS4 aimant plus ou moins les RPG avec un univers original. Hors des petites choses à redire (vraiment très petites), ce jeu est selon moi un challenger tout à fait important de mon top des meilleurs jeux 2017. Un exploit qui me pousse à mettre mon chapeau bien bas face à Guerrilla Games qui n’avait jusqu’alors jamais approché le domaine du RPG et qui s’en est sorti avec brio sur un terrain aujourd’hui relativement standardisé. Je dois avouer que je ne taris pas d’éloges pour ce jeu, puisque depuis « Reckoning », je retrouve enfin un jeu du genre qui me convient parfaitement au niveau du dosage investissement de temps/reward.

C’est pourquoi je conseille fortement ce jeu, tout en restant pragmatique sur le fait qu’il s’agit d’un coup de cœur pour moi et qu’il pourrait ne pas être au goût de certains joueurs.

Les pours et les contres

+ Des personnages attachants  Gameplay de l’escalade un peu frustrant
+ Des combats intenses Un crafting limité
Des environnements variés et haut en couleur  Histoire principale un peu courte
+ Des doublages (anglais) magnifiques   Une rejouabilité très faible après le 100%*
+ Un scénario meilleur qu’attendu
+ Un gameplay fun et maîtrisé
+ Une difficulté bien dosée

*Sachant que le 100% n’inclut pas certaines choses collectionnables

 

Syskel

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