Factorio

Sorti en 2012, Factorio est le produit de Wube Software, un développeur tchèque initialement composé de deux personnes: Michal Kovarik et Tomas Kozelek. Dans un marché récemment quasi-inondé par d’innombrables produits se réclamant du genre bac à sable, Factorio a réussi à se distinguer de la masse par son gameplay addictif qui combine les éléments classique du genre avec certaines composantes de jeux de gestion. Il est possible d’y jouer tout seul ou avec jusqu’à deux-cent joueurs sur un serveur.

Développeur : Wube Software
Date de sortie : 2012
Plateformes : Windows, Mac OS, Linux
Genre : gestion-bac à sable

Une pioche, des extraterrestres et une lampe frontale:

Factorio nous place dans le rôle d’un astronaute malchanceux qui se trouve échoué sur une planète inconnue et sans communications avec ses pairs. Dans cet environnent hostile et vaste, il faudra non seulement survivre mais aussi collecter et accumuler les ressources nécessaires pour lancer une fusée. Là se trouve le cœur du jeu; partant de zéro, il s’imposera de rapidement mettre sur pied une base, d’organiser la gestion des ressources et d’établir un périmètre défensif pour se garder des autochtones peu sympathiques. Le point fort de ce début du jeu, malgré sa lenteur relative, est la liberté confiée au joueur et ce sentiment de solitude totale et opprimante parfaitement rendu par l’environnement vibrant et détaillé et l’excellente bande-son.

Une nouvelle révolution industrielle (Source : factorio.com)

Révolution industrielle 2.0

Passé ces épreuves initiales et en possession d’une usine rudimentaire, une myriade d’options s’offrent au joueur en ce qui concerne les possibilités futures. Il n’y a pas de plan pré-fait, le jeu ne nous guidera pas à travers chaque étape. Le style de jeu dépend entièrement des préférences du joueur. De l’énergie à vapeur aux réacteur nucléaires, des fournaises à charbon aux robots autonomes, les possibilités sont larges. Ces choix et se concrétisent par la sélection des projets de recherche débloqués et l’organisation de l’infrastructure ; les technologies sont débloquées grâce à des ressources uniques crées par le joueur – les “packs scientifiques”; même la recherche de technologies est dépendante du bon écoulement et traitement des ressources. La conception de la base, quant à elle, se devra d’être bien pensée. Il faudra sans cesse réfléchir aux plans futurs. Le placement d’une structure maintenant pourrait devenir un obstacle. Très vite, il devient évident qu’un excellent sens de l’organisation et des compétences de gestion sont impératifs. Une fois maîtrisé, par contre, le jeu devient bien plus facile et extrêmement addictif: cette planète deviendra vite le terrain de jeu du joueur. Heureusement, le jeu possède des tutoriels pour la plupart des étapes ainsi que des scénarios permettant de se familiariser avec différentes situations. Un site de référence, initialement créé par les développeurs, est également à la disposition des nouveaux joueurs.

E.T ne souhaite pas partager sa maison (Source : factorio.com)

Problèmes de voisinage

On se rendra vite compte que détruire les forêts et brûler du charbon n’est pas au goût de tous. La pollution générée par les diverses machines va attirer des extraterrestres hostiles contre lesquelles il faudra non seulement se défendre mais qu’il faudra aussi repousser afin de sécuriser de parcelles de ressources. Comme si cela ne suffisait pas, les émissions toxiques vont progressivement faire évoluer ces pseudo-zergs en de véritables mastodontes capable de dévaster une base entière à eux seuls. Ces menaces deviendront graduellement de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que la pollution s’étend, demandant une attention particulière afin de survivre. Encore une fois, il incombe au joueur de décider comment combattre cette menace extraterrestre : un attaque préventive serait-elle préférable pour éviter de se faire déborder à l’avenir ? Est-il au contraire plus favorable de se murer derrière des fortifications impénétrables et de laisser à des défenses automatisées la tâche de maintenir les natifs hostiles à une bonne distance? Malgré leur intelligence artificielle rudimentaire – les attaques finiront par se concentrer aux mêmes points durant une même partie – l’évolution du type d’ennemis ainsi que leur nombre croissant sont certains de poser des difficultés aux joueurs mal préparés ou sous-estimant la menace posée par des voisins aussi territoriaux.

Seul au milieu d’un environnement moins qu’aimable (Source : trailer officiel)

Toujours plus loin, ou la conquête de la frontière sauvage

 Mentionnée plus tôt, la grande force de Factorio est la liberté impartie au joueur et son environnement immense. Le jeu, d’ milieu de partie à sa fin, sera largement consacré à l’expansion et la conquête de nouvelles zones. Grâce à l’utilisation de véhicules, de lignes de chemin de fer ou de robots programmés par le joueur et capables de construire à eux seuls de larges structures. L’endgame ne devient pas pour autant dépourvu de difficulté, ou lassant: même si le plus dur est derrière, il y aura toujours de nouvelles menaces, de nouveaux défis qui attendront le joueur. Il devient simplement plus facile de gérer ceux-ci. Pour ceux en ayant trouvé la difficulté inadaptée, ou qui ont terminé leur première partie ainsi que les scénarios mis à disposition, il est possible de recommencer une partie avec un environnement complètement différent. Les extraterrestres vous causent trop de problèmes? Il est possible de limiter leur agressivité et leur nombre. Voulez-vous jouer dans un environnement plus contraint, aux ressources limitées? La configuration de partie permet tout cela, et plus encore. Le menu mis à disposition est facile à comprendre et laisse la possibilité d’importer des paramètres d’autres joueurs de manière relativement facile. La rejouabilité est vite apparente, avec la liberté permise au joueur augmentée par la variété de set-ups possibles.

1..2..3.. Ignition ! (Source: factorio.com)

Dernières remarques et mots de la fin

Factorio est un jeu offrant un très bon équilibre entre les aspects phares des jeux en bac à sable et ceux présents dans des jeux de gestions traditionnels. Le jeu exécute tout ceci dans un style qui lui est propre avec un environnement détaillé. Ceci lui permet de proposer des défis uniques pour un jeu de ce genre. Des problèmes apparaissent cependant au travers de l’approche choisie : une difficulté à se jeter à l’eau, une complexité potentiellement décourageante pour des nouveaux joueurs. La grande liberté octroyée demande en échange au joueur d’être autodidacte dans une certaine mesure. Le gameplay de Factorio est néanmoins terriblement addictif, et concevoir une usine entièrement autonome après plusieurs heures de jeu ainsi que lancer une fusée est extrêmement gratifiant. L’aspect multijoueur est bien pensé, et malgré sa simplicité n’en est pas moins amusant. En conclusion, je ne peux que recommander ce jeu à tous ceux avides de jeux de gestion (ou bac à sable), et suggérerais même aux nouveaux venus de l’essayer.

Pour et contre

+ Un gameplay addictif Difficile de se familiariser initialement
+ Une très grande liberté offerte au joueur  Scénario presque inexistant
+ Une bonne rejouabilité

Lyra

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