Mario + The Lapins Crétins: Kingdom Battle

Dans le cadre du concours rédactionnel de la rentrée 2017, Assanaël a consacré un article au crossover entre Super Mario et les Lapins Crétins. On a aimé! A quand un prochain test de sa part? 


Un mélange des licences Mario et Lapins Crétins? Un tactical au tour par tour ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire? Les premières infos sur ce jeu me laissent passablement indifférent: je suis pas fan des jeux vidéo au tour par tour ou des tactical, j’aime pas trop les mélanges entre licences, ni les Lapins Crétins, j’ai d’autres jeux auxquels jouer (Skyrim, j’arrive, un jour!), etc, que sais-je. Bon. Le jeu sort, je regarde par curiosité quelques gaming-lives sur YouTube: il a l’air sympa, l’ambiance visuelle et auditive est chouette. Bon. Finalement, un peu sur un coup de tête, alléché par un prix attrayant sur internet et par la perspective d’encore presque deux mois à attendre avant Super Mario Odyssey, je le commande; en 5 minutes l’affaire est réglée. Quelques jours plus tard, je vais le chercher au magasin. En regardant la boîte, je me demande si cet achat un peu impulsif n’aurait pas été une erreur? En y jouant cependant, je me rends vite compte que non, ce n’était pas une erreur: c’est un bon jeu, et je m’amuse bien dessus. Il n’y a pas de quoi lui décerner un prix, mais c’est pas de l’argent mal investi.

Développeur: Ubisoft
Date de sortie: 29 août 2017
Console: Switch
Genre: Tactical au tour par tour

Histoire

L’histoire est extrêmement simple, comme en règle générale pour les Mario, avec une amorce intéressante cependant: une ingénieure de la vraie vie, américaine au vu de son accent (eh oui, certaines scènes sont doublées!), a développé un viseur permettant de fusionner deux objets entre eux: c’est la Superfusion. Arrivent les Lapins Crétins dans leur machine à laver à voyager dans l’espace-temps, et foutent évidemment le bordel; notamment, l’un d’eux met le viseur, qui commence alors à surchauffer. Il fusionne notamment quelques lapins avec des statuettes de Mario, Luigi, Peach et Yoshi, puis fusionne lui-même avec le viseur. Rapidement, la machine à laver surchauffe aussi, et les envoie tous au Royaume Champignon, pendant une inauguration officielle. Un maëlström-trou noir apparaît, et aspire tout le monde. Les gens sont recrachés un peu partout dans un Royaume Champignon complètement chamboulé. Le jeu commence alors, avec Mario, Lapin Peach et Lapin Luigi, guidés par Beep-O, un petit robot créé avec le viseur de Superfusion. Au travers de quatre mondes et d’un hub au château de Peach, on devra alors aller récupérer le lapin qui a fusionné avec le viseur, Spawny, nommé ainsi par Bowser Jr., qui veut profiter de ses pouvoirs et rendre son père fier de lui, ce dernier étant en vacances. Une histoire assez simple donc, et plutôt axée sur des enfants, on dirait, mais qui ne dérange en aucun cas le jeu.

Il faut bien réfléchir à quelle tactique adopter et quelle action faire dans quel ordre. Ici, avec une attaque seulement, on peut tuer 8 ennemis d’un coup.

Gameplay

Comme dit plus haut, je suis pas un connaisseur des tactical ni du tour par tour. Il n’empêche, le jeu est vraiment simple à prendre en main. On alterne entre des phases d’exploration et de combat. L’exploration est tout à fait standard Mario, le saut en mois : récupérer des pièces, des coffres au trésor pour des bonus, explorer le coin etc. Le monde se sépare en plateforme reliées entre elles par des ponts de pierre, de corde, de terre, etc; la progression est très linéaire, on passe rapide ment d’une plateforme à la suivante. Les combats n’ont lieu qu’à des zones précises, dont l’entrée est délimitée par des drapeaux. Une fois entré dans la zone, les personnages se placent, et le combat commence. À chaque tour, chaque personnage (un maximum de trois parmi un choix final de huit) peut se déplacer, attaquer et utiliser une action spéciale, dans l’ordre qu’on veut. On peut sauter sur ses co-équipiers pour aller plus loin, charger les ennemis en se déplaçant, et utiliser des tuyaux pour se déplacer d’un endroit à l’autre sur le terrain de combat, plus quelques autres trucs. Les zones de combats présentent des blocs derrière lesquels de se protéger des tirs ennemis; mais attention, certains sont cassables, d’autres déclenchent des effets si cassés, et les petits ne protègent pas entièrement: 50% de chance d’être touché! À nous donc d’utiliser les spécificités de chaque personnage, de chaque ennemi et du terrain pour gagner. Il s’agit pour la majorité des cas de se débarrasser de tous les ennemis présents. Parfois, il faut atteindre une zone, battre un nombre précis d’ennemis, voire encore ne battre qu’un seul ennemi (boss). Les pièces permettent d’acheter des armes toujours plus puissantes, qu’il faut trouver dans les coffres, et il y a un arbre de spécialisation pour chaque personnage, qui à la fin est presque entièrement rempli. Un gameplay simple à prendre en main donc, mais qui devient rapidement intéressant avec les multiples combinaisons possibles dans les déplacements des personnages: qui déplacer en premier, qui faire sauter sur qui, etc, pour obtenir le meilleur résultat? On se prend vite au jeu et c’est un plaisir de refaire certains combats pour obtenir un meilleur score, d’autant plus qu’une fois un monde terminé, on peut y retourner pour accomplir des défis de plus en plus difficiles.

L’univers est rempli de références aux toilettes, avec une prédominance de cuvettes et de ventouses pour déboucher les tuyaux.

Graphismes

Les graphismes sont très proches des jeux Mario: des contours lisses, des couleurs brillantes et nombreuses, des formes arrondies, peu de détails précis, pour un tout très harmonieux. On notera toutefois, et c’est la touche drôle du jeu, un grand nombre d’endroits où le décor de fond est particulièrement insolite et permet de déclencher un commentaire de Beep-O: une cuvette de toilette dans une forêt, des slips qui sèchent au vent du désert, des Lapins Crétins dans un bain de lave, des trucs du genre; ça colle très bien avec l’esprit du jeu et les «BWAAAAH» des Lapins Crétins à tout bout de champ. Le rendu visuel est tout à fait agréable en mode portable, le seul que j’utilise. Il y a quelques fois des lags, notamment quand on déclenche un effet Incinération sur plusieurs ennemis à la fois : beaucoup de choses à afficher d’un coup font ralentir le jeu un petit moment, exactement comme dans Zelda : Breath of the Wild avec les feux d’herbe.

Les niveaux bonus sont affreusement difficiles. Ici, rien de moins que tous les mini-boss du jeu, en même temps, sur une plate-forme couverte de pièges.

Conclusion

Un jeu qui ne paie pas de mine et qui peut surprendre par le mélange de licences et le genre tactique au tour par tour, mais qui, tout compte fait, permet de passer de très bons moments. Recommandé pour passer le temps gentiment dans le train ou pour une soirée tranquille sans prise de tête.

Les pour et les contre

+ Simple à maîtriser  Quelques problèmes de caméra et de maniement
+ Marrant Répétitif
+ Environnements variés et réussis – Un peu facile

Assanaël

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