Pixels Gaming Awards 2017

Prix du « Maman au secours ! »: Resident Evil 7: Biohazard

Resident Evil 7: Biohazard est un jeu qui m’a surpris par sa façon de remasteriser le gameplay classique des premiers Resident Evil, tout en ajoutant un nombre surprenant de nouveautés qui se mixent à merveille dans un univers horrifique à souhait. La vue à la première personne — que j’apprécie tout particulièrement — m’a permis de me plonger dans la peau d’Ethan Winters, jeune homme marié en quête de sa compagne dont son dernier message fut un avertissement: ne surtout pas venir la chercher… Ce que nous faisons, bon protagoniste de survival-horror que l’on est.

Là ou les premiers Resident Evil se focalisaient sur les jumpscares pour effrayer le joueur, Resident Evil 7 préfère jongler avec une ambiance angoissante saupoudrée d’un excellent sound design et de quelques jumpscares par-ci par-là qui m’ont pris au dépourvu de nombreuses fois dans mes moments d’inattention. Je n’ai pas trouvé le voice acting excellent, mais il est plutôt bon dans l’ensemble, et les nouvelles voix se fusionnent très bien avec les nombreux personnages du soft.

Le nouveau moteur graphique mis à disposition pour le jeu permet d’avoir des modèles de personnages en haute résolution et très bien modélisés, surtout au niveau des animations faciales. Même si certaines textures m’ont semblées être encore sous l’effet du filtre « peinture à l’huile », j’ai trouvé le level design impressionnant en plus de simuler à merveille l’humidité et la crasse d’une maison en ruines en plein milieu d’un immense marécage.

En résumé, ce jeu est pour moi une belle surprise de la part de Capcom, qui a su redonner de l’énergie à sa saga et à la remonter sur le podium des nombreux survival-horror sur le marché. Même si je pense que les DLCs sont assez pauvres en contenu, Resident Evil 7 possède plus de 10 heures d’aventure de base, sans compter la rejouabilité et les nombreux secrets à découvrir. À prendre sans hésitation.

Prix du « Remake surprise »: Wonder Boy: The Dragon’s Trap

Je ne l’ai pas vu venir, je ne savais pas que ça existait, mais qu’est-ce que c’est bon !

Wonder Boy III ou Wonder Boy: The Dragon’s Trap est un remaster du jeu du même nom sorti à la base sur Master System en 1989. On y incarne Wonder Boy, qui, à la fin de ses aventures dans Monster Land, doit affronter le terrible Méka Dragon. Mais, pas de bol: ce dernier a maudit notre héros après sa mort, ce qui le transforme en homme lézard ! Sa tâche sera maintenant de retrouver un artefact capable de purifier sa malédiction.

Ce qui le différencie beaucoup des autres platformers classiques est son ajout d’éléments RPG ainsi que les différentes transformations que le joueur va subir tout au long de son aventure. J’ai beaucoup aimé trouver de l’équipement en chemin et détecter, par moi-même, différentes armes cachées qui boostent notre personnage et les différents effets qu’elles procurent entre elles. Même si j’ai moyennement apprécié la progression du jeu tantôt « touche tel bloc spécifique pour progresser » tantôt linéaire dans les donjons, j’ai été comblé par les différentes créatures que Wonder Boy incarne, ainsi que leurs habiletés. Comme la souris qui grimpe aux murs ou le lézard qui crache du feu.

La petite nouveauté plutôt sympathique est la possibilité d’intervertir les graphismes et la musique sur la pression d’un bouton pour jouer au jeu tel qu’il était en 1989. Sympa pour les nostalgiques, moins pour moi qui ai adoré la direction artistique du remaster avec un style « dessein sur papier » qui donne un nouveau souffle au charme originel du jeu.

Les musiques sont très bien retravaillées et sont étonnamment très bonnes et dynamiques avec l’enregistrement d’un mini orchestre qui accompagne les aventures épiques du garçon chevalier avec brio.

Malgré une durée de vie très courte (4 heures environ pour un premier playthrough) je recommande tout de même chaleureusement ce remake indépendant qui mérite sa place dans mon podium.

Prix du « Je suis perdu et j’aime ça »: Hollow Knight

La Team Cherry pose sa cerise sur le gâteau des Metroidvania avec Hollow Knight, qui se veut comme un Castlevania: Symphony of the Night au pays des petites bêbêtes. On y contrôle un scarabée masqué dans un royaume souterrain pour y faire… quelque chose ? C’est en tout cas ce que j’essaie toujours de découvrir au travers de ce jeu indé qui mélange l’exploration et la narration tout au long de l’aventure.

J’ai trouvé les décors somptueux, tant ils sont à la fois sombres, poétiques et très variés. Chaque nouvel endroit que je découvrais contenait toujours une histoire à raconter, des personnages à me présenter ou des ennemis féroces à combattre. Même si je me perdais souvent en chemin je ne me lassais pas de trouver un petit indice qui m’indiquait soit la voie à suivre, soit un morceau du puzzle qui m’expliquait davantage le destin tragique du royaume dans lequel j’étais.

Même si l’ennemi semblait être impossible à occire, je pouvais manier le dard avec aisance, esquiver facilement les attaques et combiner des petits artefacts avec les pouvoirs que je débloquais pour avancer dans ma quête et améliorer mon équipement afin de traverser les nombreux obstacles que contenait ce labyrinthe.

Avec mon sens de l’orientation pitoyable je suis loin d’avoir vu tout ce que Hollow Knight a à nous offrir, en plus des récentes extensions gratuites sorties à la fin de l’année 2017. Mais j’ai tout de même fortement apprécié ce jeu, d’autant plus que je le recommande sans hésiter aux passionnés du genre, qui pourront, à leur tour, faire leur propre voyage dans ce monde qui n’attend qu’eux pour percer ses secrets les plus sombres.

Prix du « Jeu avec lequel je saoule tout le monde »: Cuphead

Mes amis pourront vous le confirmer, je n’ai pas arrêté, à la sortie du fameux Cuphead du Studio MDHR, de les saouler sur la qualité exceptionnelle de ce jeu, que j’ai également décrit plus en détail dans ma review présente sur le site.

La direction artistique, réminiscence des cartoons des studios Fleischer dans les années 30, fusionne étonnamment bien avec le gameplay run-and-gun que l’on trouve dans des jeux comme Contra, Mega Man et Gunstar Heroes. La bande son jazzy accompagne très bien l’action à l’écran et rend chaque nouvelle rencontre contre un boss inoubliable, d’autant plus que ces derniers ont chacun leur propre personnalité, leur propre thème à découvrir.

Le style d’animation, que je juge personnellement comme très fluide et rempli de charme, m’a toujours surpris d’un level à l’autre, tant les ennemis et les boss changent à chaque transformation. J’ai trouvé que la difficulté était très élevée, même dans les premiers stages. Malgré le nombre de fois où j’avais la moutarde qui montait au nez à chacune de mes défaites, le sentiment d’accomplissement qui est procuré à chaque victoire m’a toujours donné envie de progresser et de ne jamais lâcher la manette des mains.

En gros, une bonne et très grosse recommandation de ma part. Je passe maintenant très vite au prix suivant avant que j’en refasse des tonnes.

Prix du « Pas Mario Galaxy » : A Hat in Time

Au début, j’ai eu peur. À la fin, j’ai adoré.

A Hat in Time est un plateformer/action/aventure indépendant financé sur Kickstarter et développé par le studio Gears for Breakfast qui est entre autres un successeur spirituel de Super Mario Sunshine.

Ce jeu nous raconte l’histoire de Hat Kid, une petite fille avec un haut-de-forme, qui voyage dans l’espace à bord de son vaisseau spatial en direction de sa maison. À peine a-t-elle fait la moitié du trajet qu’elle se retrouve à détacher un mafieux italien qui s’est collé sur son pare-brise — oui, vraiment. Malheureusement, elle ouvre par erreur la fenêtre donnant sur le vide intersidéral, ce qui siphonne la source de pouvoir de son vaisseau: des sabliers magiques. Elle se retrouve donc à voyager de planète en planète pour retrouver son essence et finalement pouvoir retourner chez elle.

J’ai trouvé le jeu absolument adorable: les graphismes en cel-shading rendaient le jeu plutôt beau et les personnages sont bourrés de charisme. Chaque planète a son thème particulier, qui, même si certaines n’échappent pas aux clichés de jeu de plateforme, tel que la forêt hantée ou le niveau de lave, arrive à créer des séquences de platforming intéressantes, drôles et originales. Même le hub principal est fun à explorer et possède son lot de niveaux bonus.

La façon dont se contrôle Hat Kid est excellente et c’est pour cela que ce jeu est pour moi l’un des meilleurs au niveau du ressenti joueur-contrôles. Je pouvais sauter, plonger, rebondir avec tellement de facilité que j’avais l’impression que le niveau m’obéissait presque au doigt et à l’œil. Il m’arrivait souvent de faire des sauts de l’ange sur une corde et d’atterrir sans aucune difficulté sur une autre. Les chapeaux déblocables sont à mon avis une agréable surprise dans la progression du jeu. J’ai vraiment eu un sentiment d’accomplissement constant en trouvant des secrets avec la bonne coiffe ou en utilisant celle-ci de manière non-conventionnelle pour progresser plus vite.

La soundtrack est très variée est propose un bon nombre de genres comme du rock, de l’orchestral ou encore du jazz. La composition des morceaux est réussie et nous transporte à merveille dans ce voyage interplanétaire et leurs univers parfois loufoques, parfois glauques, parfois mystérieux, mais tous incroyables.

Je ne peux que recommander A Hat in Time pour tous les amoureux des collectathons et également à tous les joueurs, petits et grands, qui, j’en suis sûr, aimeront également les aventures de la petite fille au chapeau.

Prix du « Ah merde, faut que j’y rejoue ! »: Shovel Knight: Specter of Torment

Après une excellente première extension, Yacht Club Games remet la sauce avec la deuxième extension de Shovel Knight intitulée Shovel Knight: Specter of Torment. Ici, Specter Knight sera le héros de l’intrigue. Convoqué par l’Enchanteresse, il va devoir convaincre le reste des chevaliers de se joindre à elle.

Le level design a été remodelé pour s’adapter aux nouvelles habiletés de notre chevalier: il peut utiliser sa faux, non seulement pour trancher les ennemis, mais aussi pour se déplacer plus rapidement, dasher au travers de ceux-ci, courir sur les murs, rebondir contre les murs, skier sur les rails, etc. Même si je n’ai pas eu accès à toutes les capacités lors de mon premier playthrough, j’ai beaucoup aimé l’addition de ces nouvelles mécaniques de gameplay qui n’étaient pas présentes dans Plague of Shadows et Shovel Knight, premier du nom. Le tout rend le jeu très acrobatique et fluide, contrairement au platforming plus précis de Plague of Shadows.

La bande son a été remixée pour paraître un chouïa plus sinistre et reste de qualité, même si elle ne sort pas vraiment du lot par rapport à l’originale.

En résumé, je recommande cette extension pour les fans ayant déjà le jeu de base et recommande de ce fait Treasure Trove qui est la compilation de toutes les extensions plus le jeu de base, en espérant que King of Cards saura compléter le quatuor de chevaliers pixellisés.

Prix du « Mario Kart avec des boules »: The Rock of Ages II: Bigger & Boulder

The Rock of Ages II: Bigger & Boulder est un jeu de Tower Défense mêlé à de la course publié par Atlus en 2017. C’est au début un concept qui m’a paru bizarre, mais qui, au final, s’est révélé être extrêmement fun.

Chaque partie consiste à soit faire la course à un autre rocher, soit à détruire le château de son adversaire en utilisant son caillou. Je m’explique: chacun pose ses défenses tout au long de la piste pour ralentir et/ou détruire le rocher qui va foncer sur son château. Et, lorsque celui-ci est prêt à être lancé, le joueur va devoir le contrôler manuellement en évitant les obstacles afin de se jeter sur les portes ennemies. Le premier qui réduit celle-ci à néant a gagné.

J’ai trouvé très drôle d’utiliser les personnages venant des tableaux de la renaissance (et même d’époques plus récentes) et de les animer comme des personnages de South Park dans les cinématiques qui sont parsemées de références au jeu vidéo ou qui font tout simplement de l’humour sur le personnage en question, comme Jeanne d’Arc qui s’extasie en entendant Dieu qui essaie juste de retrouver son caillou volé par Atlas.

Les niveaux sont tous inspirés desdits tableaux et offrent tous un circuit différent avec toujours une nouveauté par rapport au précédent. Même si j’ai trouvé les contrôles du rocher un peu rigides, je pense que les phases en Tower Défense sont simples, rapides, et je souris à chaque fois qu’un rocher se prend quarante de mes obstacles avant de se briser en deux.

La musique est composée de remix de morceaux connus de ces époques, ce qui ne m’a pas particulièrement dérangé et qui rajoute une couche de bizarrerie et d’hilarité dans l’univers complètement barjo de Rock of Ages.

Je pense que c’est un soft qui ne va pas forcément plaire à tout le monde, mais qui pourrait animer de sacrées soirées entre amis.

Leviathon

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