Assassin’s Creed Origins

Après la Terre Sainte, L’Italie de la Renaissance, les Etats-Unis, les Caraïbes, la France et Londres, après avoir incarné assassins et templiers, Ubisoft offre un retour aux sources ; Assassin’s Creed Origins nous plonge, comme son nom l’indique, à l’époque de la naissance de l’ordre des Assassins sur les terres désertiques de l’Egypte antique. Laissez-vous emporter dans un voyage rempli de tombeaux, de pyramides, de castagne et de sable.

Développeur : Ubisoft
Date de Sortie : 27 octobre 2017
Consoles : PC, PS4, Xbox One
Genre :  Action-aventure, Infiltration, RPG

Tu as la marque des medjay !

Dans ce nouvel opus, vous incarnez le medjay Bayek, ancien protecteur du Pharaon Ptolémée qui souhaite assouvir sa soif de vengeance. En effet, lui et sa femme Aya traquent les membres d’un Ordre très secret dans le but de tous les exterminer. Le drama est donc au rendez-vous, c’est même l’un des points forts du jeu ; l’histoire est prenante et bien ficelée. La trame dramatique fictive se mêle à des événements historiques et vous rencontrerez certains personnages quelque peu reconnaissables (*wink wink*). Des moments du jeu se déroulent durant le présent, un aspect qui avait été mis de côté dans les derniers volets de la saga (niet dans Unity et juste des cinématiques dans Syndicate). Cependant, ces moments n’ont pas une très grande utilité (sauf si vous voulez voir des easter eggs en rapport avec le film Assassin’s Creed notamment). On a juste envie de retourner le plus vite possible dans l’animus car la partie se passant dans présent n’offre pas grand-chose excepté l’exploration d’une caverne pas si grande que ça. Ces passages constituent un bémol, mais l’histoire de Bayek est bien menée.

Ce tombeau sera votre tombeau

Avec Origins, Ubisoft renouvelle complètement le système de jeu pour en faire un RPG. Le monde est ouvert et chaque zone correspond à un niveau de difficulté, chacun peut y trouver son compte, que l’on aime bourriner des ennemis de niveau 30 dès le début ou que l’on apprécie d’avoir un équipement adapté pour un combat équitable. Entre les plaines de Siwa, la bibliothèque d’Alexandrie ou les arènes de Krokodilopolis, vous récupérerez armes, arcs et boucliers qui disposent chacun de différentes capacités ; privilégiez les arcs de prédateur pour une approche plus discrète ou une massue pour faire un maximum de dégâts ! De plus, il vous faudra accumuler des matières premières afin de pouvoir crafter et améliorer votre équipement, ce qui vous permet par exemple d’augmenter le nombre de dégâts de vos arcs et vos armes, de la lame secrète ou encore votre santé. Autre nouveauté : finie la vision d’aigle ! Place à la, heu… vision d’aigle ! En effet, la plus fidèle amie de Bayek, son aigle Senu, sert de drone : on peut la contrôler pour marquer des objectifs, des ennemis ou encore des points intéressants (seul bémol, il peut y avoir des petits temps de chargement pendant la transition Senu – Bayek).

Le côté RPG est accentué par la présence de quêtes hebdomadaires ou quotidiennes. Ces dernières rapportent des coffres, qu’il est également possible d’acheter avec l’argent du jeu, qui contiennent des arcs, armes, boucliers ou tenues rares ou légendaires. Petit reproche concernant les tenues : elles sont purement esthétiques et n’apportent aucune capacité particulière. C’est également le cas des montures qui ne vont pas plus ou moins vite, seules leurs couleurs changent. Si vous préférez vous glisser dans la peau d’Indiana Jones, l’exploration de tombeaux et de monuments connus permet de trouver des trésors ou des indices menant à d’autres trésors plus grands. Amis claustrophobes, attendez-vous à déambuler dans les sombres galeries en quête d’une épée rare ou d’une stèle couverte de hiéroglyphes.

Bugs sur le Nil

Niveau technique … *roulement de tambour* … ça pêche un peu. Certaines des cinématiques saccadent, le jeu tourne à 30 fps sur console, l’écran peut freezer et, comme dans les Assassin’s Creed les plus récents, j’ai envie de dire, des PNJ apparaissent soudainement comme par magie, tombent du ciel et disparaissent dans le sol… et il arrive que des charrettes restent coincés n’importe où (soit j’ai vraiment un mauvais karma, soit c’est Ubi qui fait n’importe quoi). Tel le T-800, les PNJ bousculent, que dis-je, défoncent les passants lorsqu’ils courent dans les rues. D’ailleurs, les 15 premières minutes du jeu, vous devez suivre un ami de Bayek à dos de chameau. Et je ne dirais qu’une chose : RIP à tous ces passants innocents piétinés par ces pauvres chameaux mal codés. J’ai même eu la surprise de découvrir que, apparemment, les égyptiens étaient de fervents amateurs du dab. En effet, alors que je venais de me synchroniser en haut d’un perchoir, je m’apprêtais à effectuer le fameux saut de la foi, saut tout à fait épique, mais au lieu de s’élancer les bras écartés, tel un ange, dans un tas de feuilles de bananier, Bayek s’est stoppé net, en position de dab, tombant à l’infini et finissant par mourir…

C’est-à-dire que je suis censée la conduire, la charrette…

C’est beau !

Le jeu est visuellement magnifique : les lumières, les effets, les détails, tout est soigné. Tout, excepté les personnages peut-être, qui restent assez lisses. Le doublage français n’est également pas génial. En effet soit les acteurs en font trop, soit pas assez. Pour en revenir à l’esthétique, le mode photo, qui est une nouveauté, permet d’effectuer des captures d’à peu près tout et de choisir de les partager ou non avec les autres joueurs. Sur la carte, on peut retrouver des photos prises par d’autres joueurs (d’un esprit assez potache quelques fois). C’est un réel plaisir de profiter de cet appareil photo ! Il est simple et il permet encore plus de se rendre compte de la beauté du jeu. Il y a une vraie sensation de gigantisme notamment lorsque l’on explore un tombeau et que les monuments paraissent mesurer des centaines de mètres.

La lumière du phare d’Aleeeexandrie… !

Le changement, c’est maintenant ?

Le système de combat a totalement été repensé. Plus proche de For Honor, mais tout de même plus arcade, les coups se font avec les gâchettes. Si vous décider d’enchaîner les anciens opus puis de tenter l’expérience Assassin’s Creed Origins, un petit temps d’adaptation peut s’avérer nécessaire. Le système ayant été changé, les commandes le sont également ; on sprintait en maintenant la gâchette, et maintenant cette touche lance un gros coup d’épée bien tranchante. Il m’est souvent arrivé de massacrer de pauvres innocents alors que, par habitude, je voulais simplement sprinter (encore ces pauvres passants n’ayant rien demandé).

On embarque ou pas ?

Entre histoire principale, quêtes annexes, courses de char, combats de gladiateurs et exploration de tombeau, une chose est sure, la durée de vie reste tout à fait correcte. De plus, deux extensions sont à compter actuellement. Le jeu convient aussi bien aux joueurs pressés souhaitant avancer dans l’histoire (en respectant ou non le niveau conseillé) qu’aux pinailleurs souhaitant explorer, trouver, découvrir et exploiter le jeu jusqu’au bout. Force est de constater que la refonte de la licence fonctionne bien et qu’autant les amateurs des Assassin’s Creed que les aficionados de RPG peuvent y trouver leur bonheur.

Les pours et les contres

+ Les graphismes magnifiques Des PNJ et objets buggés
Le scénario  Cinématiques qui saccadent
Système de combat  Freeze frames
La liberté d’un RPG  Doublages pas tops
+ La durée de vie  Temps de chargement pendant la transition Senu – Bayek
+ Le mode photo

Moony

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