Forza Horizon 4

Nouvel épisode de la série qui fait vendre des Xbox One par milliers (ou pas), Forza Horizon 4 est la dernière itération de la série à succès de Playground Games. Jeu de course dans un monde ouvert, voyons si celui-ci saura convaincre, en nous emmenant cette fois ci goûter le bitume d’outre-manche.

Développeur : Playground Games

Date de Sortie: 2 octobre 2018

Support(s) : PC & Xbox One

Genre : Course automobile

Vroum Vroum Pouet Pouet

Disons le tout de suite, je ne m’y connais pas en voiture. Je ne connais ni reconnais les voitures tendances (à part une Clio, mais en même temps les légendes automobiles…)

Heureux possesseur d’une Xbox One, et absolument pas jaloux des exclusivités Playstation, j’ai acheté ce jeu à l’origine en tant qu’exclusivité et pas vraiment pour son contenu. Je n’apprécie pas forcément les jeux de voitures, malgré quelques contacts avec la série Trackmania ou les Gran Turismo. Ainsi, je n’attendais rien de particulier du jeu, si ce n’est de me faire comprendre pourquoi j’ai acheté une Xbox.

Le plaisir de rouler à gauche

Le jeu consiste en un monde ouvert que vous pouvez dès le départ parcourir à votre guise. Différents types de courses (de nuit avec de la circulation, sur terre, de vitesse pure…) sont disséminées partout sur la carte et le simple fait de se rendre au point de départ d’une des courses permet de commencer l’épreuve. La carte, reproduction condensé du Royaume-Uni, propose une grande variété de paysages, de la campagne anglaise aux cotes ensablées galloises en passant par les Highlands écossaises. Le jeu change chaque semaine de saison, permettant de redécouvrir le pays, tout en modifiant de façon plus ou moins importante la conduite Le jeu est beau, très beau, et c’est un plaisir de simplement parcourir le monde s’offrant à nous et de profiter de ses paysages (d’autant plus avec un mode photo assez réussi). De plus, le jeu pousse réellement à explorer de toute sa carte, et on ne peut que l’en remercier. Les courses nous font découvrir des nouveaux endroits et de nouveaux passages tandis que des centaines de panneaux destructibles éparpillés partout sur la carte vous forcera à la parcourir de fond en comble. Cependant, on regrettera tout de même les PNJ mal réalisés ; que les gens roulent à gauche alors que la majorité des voitures ont le volant à gauche et que le part brise est une texture semi-transparente très pixellisée quand il est abîmé (mais ces deux dernières critiques ne s’appliquent que si vous jouez en première personne, ou si vous savez conduire sans vous prendre des murs).

 


Figure 1: La carte est grande, et remplie de courses et d’endroits à visiter

Un repas varié est bon pour la santé

Si l’exploration est un vrai plaisir, le jeu rempli également très bien son rôle de jeu de courses de voiture. Comme dit plus haut, Forza Horizon 4 propose différents types de courses, offrant chacun des contraintes précises. Ainsi, si celles-ci varient évidemment en morphologie, ce ne sera pas le seul facteur à prendre en compte : la surface du terrain, la présence ou non de trafic sur la route, ou encore, monde ouvert oblige, l’heure de la journée ou la saison influenceront votre façon de conduire. Par exemple, l’hiver offrira une chaussée glissante (évidement), l’automne et le printemps seront plus propices à la pluie et l’été aura les conditions optimales de courses. Cependant, dans les faits, si le type de course fait vraiment varier la façon de conduire, seul l’hiver influencera réellement l’adhérence et la visibilité, laissant aux autres saisons un rôle plus cosmétique (mais c’est joli donc on ne va pas s’en plaindre). Lorsque vous aurez fini toutes les courses d’une même catégorie, vous débloquerez une dernière, beaucoup plus longue, qui, en plus d’offrir un bon challenge d’endurance, sera un vrai plaisir à parcourir. Enfin, le mode solo vous réservera des courses originales (contre un train, un avion ou autre) qui, bien qu’impressionnante, reste d’un intérêt limité.


Figure 2: La neige modifie le terrain, changeant la conduite et les possibilités d’exploration

Ca roule comme une poule

Parlons maintenant de la conduite, élément centrale du jeu de course. Je ne sais pas si c’est nouveau, mais placer le frein et l’accélérateur sur les gachettes est une idée de génie. Habituellement frustré de la précision limitée qu’on les boutons, l’utilisation des gachettes est pour moi un vrai bonheur : enfin il est possible de donner précisément l’impulsion à notre voiture, de pouvoir légèrement freiner avant un virage, bref, un plaisir. Si par contre les autres placement de boutons ne sont pas toujours très naturels, on s’y adapte, et le jeu propose un lot de configuration assez variés, permettant de conduire en manuel assez facilement, ou de replacer l’accélération et le frein sur des boutons pour les masochistes. La physique du jeu est très réalistes (sauf que votre voiture est incassable), tellement que j’y ai retrouvé mes réflexes de conduite lorsque j’ai choisi de faire le reste du jeu en Clio. Conjugué à cette maniabilité se trouve un système de gestion de la difficulté très intelligent. Chaque course offre un certain nombre de crédits (argent virtuel pour acheter des voitures dans le jeu) qui peut être multiplié par un facteur plus important suivant la difficulté. Ainsi, en augmentant la difficulté de l’IA ou au contraire en retirant les aides à la conduite, vous gagnerez plus de crédits, poussant ainsi à augmenter la difficulté peu à peu sans frustration. Un vrai plaisir pour les néophytes qui ne se retrouveront pas bloqués dès le début car incompétents, ou pour les pilotes chevronnés qui n’auront pas à parcourir les premières courses avec ennui.

 

 
Figure 3: Les rues sont un peu vides, mais vu que les PNJ sont moches, ce n’est pas un problème

Rien n’est parfait, sauf certaines proportions

Le jeu ne reste pas exempt de défaut. On regrettera le fait que la majorité du contenu hebdomadaire soit orienté vers le multijoueur, rendant l’abonnement au Xbox live obligatoire. On notera également une interface pas toujours claire (parfois on peut changer la voiture avant la course, parfois pas), le système de propriété qui ne sert à rien si ce n’est d’avoir de jolies maisons virtuelles, plein de voitures hors de prix, les garages cachés qui sont dès vrais purges à trouver, surtout avec une caméra extérieur assez rigide, tout un système de configuration d’un avatar qui n’apparaît quasiment jamais, et une radio très limités dans ses propositions. En bref, plein de petits détails, beaucoup de superflu qui nuisent à leur échelle à l’expérience globale.

Ainsi, Forza Horizon 4 est un très bon jeu. Riche en contenu, graphiquement incroyable et parfait au niveau de la conduite, il ne se rate que sur de rares détails, qui sont souvent dû à une volonté de vouloir trop en faire. Bref, une très bonne exclusivité Xbox One… Dommage que ce soit un jeu de voiture.

 

Les pours et les contres

Pour Contre
+ Très beau et plaisant à parcourir Beaucoup de mécaniques superflues
+ Une conduite adaptée à tous Certaines animations et textures qui font tâche
+ On peut acheter une Clio et faire la majorité du jeu avec Les courses où la Clio n’est pas disponible

La_Brise

 

 

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