GOTY Pixels 2019 – Sekiro: Shadows Die Twice

Bien que la compétition a été féroce, il n’est presque pas surprenant de voir Sekiro: Shadows Die Twice être  élu lors de notre concours afin de déterminer du meilleur jeu de l’année 2019 qui a eu lieu sur notre page Facebook. En effet, il est déjà celui qui a remporté ce titre aux Game Awards, et s’est, depuis sa sortie, placé comme un incontournable de l’année. Retour sur le mastodonte de FromSoftware.

Développeur : FromSoftware
Éditeur : Activition
Date de sortie : 22 mars 2019
Genres : Souls-like, action-aventure
Plate-formes : PC, Xbox One, PS4

La dure vie de shinobi

Dans un Japon de l’ère Sengoku ré-imaginée, Loup, notre protagoniste, est un shinobi équipé d’une prothèse au bras gauche qui cherche à sauver Kuro, un jeune garçon dont il était le garde du corps et qui a été capturé par le petit-fils d’un chef de guerre, Genichiro Ashina, car il dernier possède un pouvoir très convoité, nommé l’Héritage du Dragon, qui permet de donner la vie éternelle. S’ensuivent moult aventures, de la poursuite de Genichiro à la recherche d’objets pour compléter un rituel ancestral.

Les bases du gameplay renvoient à la série phare de FromSoftwareDark Souls. En effet, on retrouve les mécaniques de base de ces jeux : une emphase sur les combats en 1v1, une caméra à la troisième personne, une grande importance accordée à l’apprentissage des comportements des ennemis, la nécessité de savoir esquiver et parer, etc. Là où, dans Dark Souls, on cherche à descendre peu à peu la vie de l’adversaire par une série de petits coups, le gameplay de Sekiro s’articule autour de la posture et l’équilibre des ennemis ; en ce sens, parer au bon moment devient crucial, puisque nos adversaires perdront en posture et en équilibre quand on y parvient. Si on s’y prend correctement, déséquilibrer la personne en face débloque la possibilité de les tuer en un seul coup. Ainsi, un affrontement méticuleux sera de mise, surtout contre les boss, qui sont de véritables sacs à PV.

Tuer un ennemi en un coup a quelque chose d’extrêmement satisfaisant

Un autre aspect novateur pour le genre des Souls-like est la mise en place d’un système rudimentaire d’infiltration, qui permet de tuer les gardes en un coup si on s’en approche furtivement, sans se faire repérer… De plus, les équipements de Loup, dont notamment un grappin, rendent l’expérience plus dynamique, mais aussi plus verticale, proposant, plutôt que de rester en face à face avec son adversaire, le contourner, ou quitter rapidement le combat. Comme les autres jeux du studio, Sekiro fait la part belle aux boss, qui viendront ponctuer la progression, et pour lesquels maîtriser les subtilités inhérentes au titre s’avérera vital.

L’infiltration est basique, mais efficace

Sanguinolents combats au katana et charmants bonsaïs

À l’instar des Dark Souls et de Bloodborne, Sekiro fait la part belle à la violence des coups qu’on inflige et reçoit. Sanglantes, rapides, dynamiques, les animations ne manquent certainement pas d’impact, et les combats ne sont que plus jubilatoires ! De plus, le soft profite d’une patte graphique réaliste aux petits oignons, transpirant le souci du détail. Que ce soit pour les modèles qui composent les personnages, mais aussi les superbes environnements que l’on parcourt, le jeu est une pure merveille visuelle, surtout avec les effets de lumière et de brouillard qui viennent lui apposer une ambiance à la fois mystérieuse et oppressante… Une réalisation époustouflante, en somme !

Les trailers de l’E3 montraient déjà un jeu à la direction artistique somptueuse

Shakuhachi et epic music

Si un adjectif vient en tête pour parler de la bande-son de Sekiro, c’est bien épique. Instrumentale, elle déploie tout un orchestre ainsi qu’un chœur afin de rendre chaque seconde que l’on passe mémorable. Tantôt grandiose, tantôt étriquée et suffocante, elle est à la fois parfaite pour des combats dantesque et pour des phases d’infiltrations stressantes. Le tout est accompagné d’instruments japonais typiques, ce qui ancre le jeu dans son univers montrant un passé alternatif. Le tout démontre un travail incroyable sur l’atmosphère et l’énergie que peut transmettre la musique.


Les musiques des boss sont prenantes et dynamiques.

Chef-d’œuvre au pays du soleil levant

Grandiose serait le mot pour qualifier Sekiro: Shadows Die Twice, mais ce serait presque réducteur de s’arrêter à cela. En effet, il est avant tout un jeu complet et complexe, qui saura se montrer gratifiant de par ses combats et sa mécanique d’équilibre et de posture des ennemis. Comme ses compères de chez FromSoftware, il peut s’avérer frustrant à cause de sa difficulté, mais l’expérience en vaut réellement la peine, tant son univers est riche et développé. Le tout est présenté de manière extrêmement soignée, qu’il s’agisse des graphismes ou de la musique, desquels transparaît une attention au détail remarquable et à saluer. Un jeu d’une qualité certaine porté par un studio de grande renommée, il s’agit là d’une véritable recette pour un succès garanti, et c’est le cas. Salué dès sa sortie, il est nommé en décembre 2019 le jeu de l’année aux Game Awards. Un tour de force, qui se répète ici, puisque vous, cher public, avez choisi de lui offrir ce titre une nouvelle fois. Toutes nos félicitations !

Ante

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