L’année 2020 de La_Brise

Le GOTY de pas 2020 en fait

Si le confinement m’a permis une chose cette année, c’est d’avoir beaucoup de temps libre pour faire les nombreux jeux auxquels je n’ai jamais eu le temps de m’atteler. Ainsi, j’ai pu finir Red Dead Redemption et découvrir qu’effectivement Rockstar faisait toujours le même jeu, Control et me rendre compte que je ne pouvais pas le mettre en GOTY 2020, les Professeurs Layton 3DS pour apprécier à quel point Level-5 travaillait dur pour faire vendre la pas si attrayant 3DS de 2012, Pokémon Rubis Oméga pour découvrir qu’il n’a pas fallu attendre la Switch pour avoir des jeux qui ressemble à la Nintendo 64. Parlant de la Switch, j’ai pu découvrir de nombreux nouveaux j… euh non de nombreux j… euh non toujours pas… J’ai pu jouer. Ah non autant pour moi. Bref, nous ne sommes par aux Sables d’Olonnes, inutile d’amasser autant de sel ici.

Le Gaïme offe ze Yîre

L’année 2020 a malgré tout eu quelques bonnes surprises, bien que les « gros » jeux de cette année n’aient pas réussi à me convaincre. Au contraire, j’ai pris le temps de plus parcourir la scène indé de cette année et découvrir ce qui est mon GOTY 2020, je nomme The Procession to Calvary.

Le jeu reprend le format point and click des années 90, avec son humour grinçant et ses énigmes abracadabrantes. Cette fois, vous incarnez une chevalière qui, mécontente de la toute nouvelle paix établie dans le royaume, se devra d’assouvir sa soif de massacre et de meurtre en allant tuer le dernier roi ennemi. Derrière ce motif quelque peu discutable, le jeu vous embarque dans une multitude de situations rocambolesques et dont la résolution, bien qu’absurde par nature, aura le mérite de ne pas être trop capillotractée pour être savourée une fois résolue. Et quand bien même vous ne seriez pas assez patient pour le titre, le jeu vous donne la satisfaction de pouvoir à tout moment dégainer votre épée, et de tuer tous les plébiens dont les énigmes étouffent vos pulsions meurtrières.

La bonne exécution des codes du genre ne suffit cependant pas à se qualifier en tant que meilleur jeu de l’année. Ce qui a beaucoup joué pour moi est la direction artistique particulièrement réussie à base d’un ensemble de tableaux de la renaissance. Au delà du plaisir de reconnaître des Rembrandt ou Velázquez, c’est surtout dans leur présentation et intégration dans le décor qui est particulièrement plaisant, que ce soit par les nombreuses références culturelles cassant régulièrement le quatrième mur, ou par la simple bizarre harmonie qui naît de ces ensembles. La concision du titre m’empêche malheureusement d’être plus précis, mais faites moi confiance, le jeu vaut pleinement le détour.

L’humour un peu glauque présent partout dans le jeu participe grandement à sa qualité

Comme par hasard, c’est meilleur sur Megadrive

Malheureusement l’année 2020 a aussi été une année très difficile, et ce par un évènement de portée mondiale qui a plongée l’humanité dans une dépression insondable. Oui, vous aussi vous vous attristez de Street of Rage 4. Pourtant porté par le studio qui avait fait revivre WonderBoy en 2017, LizardCube, et par des grands noms de la musique vidéo-ludique, j’ai nommé Olivier Derivière et Yuzo Koshiro, le jeu n’a, pour moi, pas réussi à être honneur de la magnifique série originelle sur Megadrive. Alors bien Sur les graphismes sont particulièrement beaux, notamment avec l’intrication entre sprites 2D et effet de lumière 3D, la bande son progressive de Olivier Derivière et la variété de ces décors. Mais tous ces effets n’ont pas réussi à bouleverser la scène du Beat’em up, avec un gameplay rigide dont les idées sont finalement celles du 3 (sauf pour le nouveau personnage Cherry Hunter, très réussie et agréable à joeur), des ennemis et boss pas très intéressants et finalement un goût trop prononcé de reprise. Le jeu a énormément joué sur l’aura de sa série, en arrivant à attirer de grands noms, mais n’a pas réussi à établir sa propre identité. Jouer à Street of Rage 4 après avoir jouer à des jeux comme Mother Russia Bleeds, c’est comme jouer à Street of Rage 1 après avoir fini le deuxième. Le jeu reste de qualité, mais arrive quand même dans la catégorie déception (tu as de la chance Iconoclasts).

Street of Rage 4 est très beau, avec une chouette musique. Bref très sympa quand on ne fait que le regarder

Et 2021 ?

Le constat de 2020 étant fait, vient la nouvelle année avec une fois de plus son lot de promesses vidéo-ludique. J’ai suivi cette année avec plaisir Life Is Strange 2 de Dontnod cette année, et j’ai apprecié les progrès du studio en terme de narration et de maturité. Le studio a fait beaucoup d’annonce cette année, et j’espère pouvoir suivre leurs nouvelles histoires l’année prochaine (oui, certains projets sont déjà en partie sortis mais laissez moi le temps ok ?). Après, autant vous l’avouer tout de suite, j’attends de cette année une baisse des prix de la current-gen à cause des nouvelles consoles pour enfin profiter des exclus PS4.

Hâte de découvrir la nouvelle série épisodique de Dontnod !

Hors-Jeu

Confiné (ou pas d’ailleurs), la vie se retrouve vite à rester chez soi, et donc avoir beaucoup de temps pour la musique. Je me permet donc de vous proposer non pas un, non pas deux mais trois albums de cette année qui m’ont permis de passer ces jours ennuyeux avec plus de peps.

Parfait pour une atmosphère studieuse et calme,    offre un mélange entre un électro qui lorgne vers le synthwave et un calme Dub qui permet de profiter d’une ambiance exempte d’anxiété. Difficile pour moi d’expliciter les morceaux, mais sachez que l’album lorsqu’écouté dans son ensemble arrive à créer sa propre ambiance, tel un Oxygen de Jean Michel Jarre, et arrive à se savourer autant en écoute passive qu’active.

Liquid Portraits de Clap! Clap! se veut au contraire plus actif dans son écoute, avec des morceaux beaucoup plus « actifs ». Très orientés sur les rythmiques, l’album arrive à avoir des propositions très différentes tout en gardant à chaque fois ce rythme très marqué et surtout très développés tant en terme de variation que d’instrumentation. Ainsi, Moving On pourrait passer facilement en soirée, Quietude pour une séance de méditation ou encore Liquid Mantra pour un simple footing.

Enfin, Drain de Graham Kartna m’a énormément surpris à la première écoute par un sentiment total de découverte. Emporté dans un tourbillon de genre différents habilement mêlés ensemble, les morceaux jouent entre distorision, chants, claviers, guitares et sample (des bruits de bouche aux Marios 8 et 16 bits). Si on est désorienté au début, on est vite pris par la musique pour arriver totalement chamboulé à la fin de l’album. Bref, beaucoup de bonnes surprises musicales en 2020 pour bien nous faire complexer de n’avoir rien branlé toute l’année.

Ainsi s’achève cette année un peu maigre par rapport à 2019, mais qui a quand même réussi à se satisfaire de petites découvertes. En espérant une année 2021 pleine de bonnes surprises et moins confinées, je vous souhaite des bonnes fêtes de fin d’année !

La_Brise

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