Tom Clancy’s Ghost Recon: Wildlands

Le mois de mars a été rempli de nombreuses sorties de jeux vidéo très attendus mais les grandes sorties ont ombragé le jeu Tom Clancy’s Ghost Recon: Wildlands. En effet, ce shooter tactique s’avère après test être un jeu très fun et qui n’a absolument rien à envier aux autres jeux triple A du moment ! Dans ce dernier, le joueur incarne le chef d’une équipe de quatre membres de l’élite des forces spéciales de l’armée américaine dont la mission est de dissoudre le cartel Santa Blanca dans un pays complètement corrompu. Préparez-vous à entrer dans un monde époustouflant mais controversé !

Développeur: Ubisoft Paris
Date de sortie: 7 mars 2017
Plateforme: PC, Playstation 4, Xbox One
Genre: Jeu de tir tactique

Narco-état vs USA

Nous nous trouvons en Bolivie, en juillet 2019. Le pays est devenu un narco-état, gangréné par le cartel Santa Blanca, corrompant le gouvernement et les armées. Le groupe criminel, mené par un certain El Sueño, est spécialisé dans la production de cocaïne. Cette drogue manufacturée par le cartel bolivien de Santa Blanca se vend donc inévitablement sur le marché international et particulièrement sur sol américain. De plus, l’ambassade américaine en Bolivie se fait bombarder, tuant Ricardo Sandoval ou Ricky, un agent de la DEA (Drug Enforcement Administration trad. Administration Anti-Drug). C’est donc en réponse à cela que l’armée américaine envoie une escouade militaire d’élite, nommée Ghost, spécialisée dans la lutte anti-terroristes. L’Opération « Kingslayer » est alors mise en place afin de dissoudre le groupe Santa Blanca. L’équipe des Ghosts est composée de quatre membres :

  • Nomad, le chef de l’équipe et l’artilleur de soutien
  • Midas, l’artilleur tactique
  • Holt, l’ingénieur
  • Weaver, le sniper

Lorsque les Ghosts arrivent sur le territoire bolivien, ils rencontrent Karen Bowman, amie proche de Ricky en infiltration en Bolivie pour les États-Unis. Puis nous est présenté un homme du nom de Pac Katari, le meneur d’un groupe de résistance contre la Santa Blanca, Kataris 26. Pour pouvoir démanteler le cartel, l’équipe américaine devra détruire progressivement et individuellement chaque département de cette organisation : la production, la sécurité, l’influence et la contrebande.

Toutes les cibles qu’il faudra éliminer

S’infiltrer ou foncer tête baissée : à vous de choisir !

Wildlands comporte beaucoup d’action tactique, permettant aux joueurs d’accomplir leurs missions de diverses manières : vous pouvez décider d’accomplir une mission d’une façon discrète en analysant les postions des ennemis avec l’aide du drone UVA ou bien vous pouvez juste engager le combat directement, à grand coups de sulfateuse. En solo, le joueur interprète Nomad et dirige ses trois co-équipiers IA à qui il peut donner des ordres, comme leur demander de se rassembler vers lui, de l’attendre ou encore de lui indiquer des cibles ennemies qu’il faut abattre. De plus, si l’on remplit certaines missions secondaires, où l’on vient en aide au groupe de résistance, on peut débloquer des nouveaux ordres envers Kataris 26. Par exemple, on peut leur demander une frappe de mortier à un lieu choisi ou leur demander de déployer une équipe pour nous aider lors de notre prochaine mission.

La zone jouable est alors divisée en plusieurs secteurs comportant chacun un membre affilié à un département de la Santa Blanca, hiérarchisé selon son importance. Par exemple, dans la première région, il faut éliminer deux personnes appartenant au département de la sécurité du cartel. Vous l’avez peut-être deviné, El Sueño est le dernier membre que l’on devra tuer. Plus on élimine les barons de la drogue, plus leur présence se réduira sur la carte. Il en va de même pour le groupe Kataris 26 : plus on les aide en accomplissant les missions secondaires, plus ils seront présents et nous assisteront dans nos missions.

Il y a aussi la possibilité d’aller chercher des provisions et des équipements pour Kataris 26, ce qui est recommandé car c’est grâce à ces ressources que l’on peut améliorer et débloquer des nouvelles capacités de Nomad. Le joueur peut également explorer les lieux pour trouver des nouvelles armes et de découvrir l’histoire du jeu et la culture bolivienne. Il est aussi possible de customiser Nomad selon ses goûts.

Voici mon personnage un peu stéréotypé

Malheureusement, le tutoriel est peu informatif rendant les ordres difficiles à exécuter. C’est seulement après un petit moment que le joueur découvre à peu près toutes les commandes qu’il peut utiliser. De plus, en mode solo, le côté stratégique voulu par Ubisoft est moins bien géré qu’en multijoueur : il est possible d’accomplir presque toutes les missions comme un kamikaze sans avoir besoin de réfléchir, ce qui, en plus de ça, semble être le moyen le plus rapide et le plus amusant de les terminer. Peut-être que je ne suis pas faite pour l’infiltration, mais les missions discrètes sont parfois difficiles et longues à accomplir en solo, vu que certaines zones contiennent énormément d’ennemis positionnés dans des endroits bien cachés.

Il faut aussi savoir que les missions sont assez similaires et qu’après un certain temps, la campagne peut trainer en longueur. Elle peut paraître également trop facile car vos co-équipiers IA arrivent à tirer à travers des murs lorsque vous les demandez de tuer une cible spécifique. En gros, vos alliés sont des tueurs surhumains.

Les véhicules constituent un point positif du jeu : il y en a partout et pour tous les goûts, mais surtout, il y a des hélicoptères ! Cela permet de non seulement faciliter les voyages, de rendre le jeu encore plus amusant, mais aussi de pouvoir admirer les paysages boliviens, magnifiquement modélisés. Il y a justement des missions secondaires dans lesquelles on doit s’emparer d’hélicoptères pour Kataris 26. Dans ces situations, je pense souvent à Schwarzenegger, car je rush pour voler le plus rapidement possible l’hélicoptère. Mais bien sûr il existe d’autres véhicules tactiques comme des tracteurs, des jet-skis, des avions ou encore des motos-cross, qui ne vous laisseront pas en manque de sensations fortes. Cependant, les véhicules terrestres sont assez difficiles à manœuvrer et il est très facile de se crasher en avion… Hélicoptère for life !

Tant de possibilités! Que choisir?

Des paysages époustouflants

Je dois avouer que j’en sais très peu sur la Bolivie, mais après avoir joué à Wildlands, les paysages m’ont coupé le souffle et m’ont donné particulièrement envie de visiter le pays (si bien sûr il n’y a pas de corruption…). Ubisoft a très bien réussi à montrer la beauté de la nature bolivienne. Par contre, en jouant au jeu sur PS4, j’ai rencontré des problèmes avec le framerate : des chutes de FPS étaient bel et bien présentes, et c’est dommage car ça détruit à plusieurs reprises l’immersion et l’émerveillement. J’ai aussi rencontré quelques bugs où certains PNJ plongent littéralement dans le décor. Autre fait amusant : les voitures neutres et amies s’arrêtent lorsque vous vous trouvez sur leur chemin. En revanche, il m’est souvent arrivé de voir des pauvres PNJ se faire renverser par une voiture de la Résistance ou même par d’autres citoyens. Cela laisse des scènes très marrantes et inattendues.

Un exemple de la splendeur des environnements boliviens

Une situation controversée

Après avoir appris que Ghost Recon allait se passer en Bolivie, celle-ci n’était pas très contente d’apprendre que leur cher pays allait être interprété comme un narco-état. Il y avait un tel mécontentement au sein du gouvernement bolivien qu’il convoque un ambassadeur de France le 1er mars! Ubisoft répond rapidement en expliquant que leur jeu n’est que fictif et qu’ils souhaitaient montrer la beauté de la nature bolivienne. Huffington Post souligne également qu’avant ce tumulte le Parlement bolivien avait accepté une loi pour augmenter une surface « consacrée à la culture légale de la feuille de coca, produit de base de la cocaïne ». Malgré cette coïncidence et les troubles diplomatiques causés, la Bolivie a été rassurée que son image ne sera pas détériorée

Les quatre cavaliers de l’apocalypse

Tom Clancy’s Ghost Recon est un jeu que j’ai passablement apprécié – une fois, j’ai joué durant huit heures consécutives et je ne regrette rien. C’est cependant un jeu pensé pour le multijoueur, vu que chaque personne peut choisir une classe définie, ce qui le rend un peu moins fun en solo. Toutes les missions sont généralement très amusantes et peuvent être accomplies de façons inattendues tout en admirant les étendues boliviennes. Le délire du jeu et son assimilation à la série Narcos ne manquera pas de charmer un public varié !

Les « Expendables »

Les pours et les contres

Un gameplay bien poussé – Un tutorial insuffisant en information
Un jeu fait pour le multijoueur – Quelques bugs et codages imprévisibles
+ Des paysages à couper le souffle – Certaines missions un peu répétitives
Une liberté de jeu assez vaste  – En mode solo, les missions ne sont pas autant stratégiques

Candydealer

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