Don’t Starve Together

Dans le cadre du concours rédactionnel de la rentrée 2017, Eol nous propose de revisiter Don’t Starve Together! Cet article qui a largement plus au jury occupe la troisième place du podium cette année.

Encore bravo!


Ne meurs pas de faim ! En plus d’un conseil pertinent, c’est un jeu sorti en 2013 et réalisé par le petit studio canadien Klei Entertainment. Encensé par les critiques il devient rapidement un incontournable des jeux de survie et d’aventure. Reconnaissable par son design Burtonien, le jeu vous plonge dans un univers riche et mystérieux. Ici, pas d’histoire à rallonge. Votre seule quête, c’est survivre. Contrairement à ce qu’annonce le titre, ce n’est pas uniquement contre la faim que vous devrez lutter mais aussi contre le froid, la folie, les créatures monstrueuses, les créatures toutes mignonnes mais néanmoins aussi mortelles que leurs homologues terrifiantes, les chutes de météorites, les feux de forêts et plus encore. Après m’être plongé plusieurs dizaines d’heures dans cet univers hostile, c’est non sans regrets que j’ai abandonné mon petit personnage trempé jusqu’aux os, avec quelques baies humides dans les poches à une mort certaine. Mais c’était sans compter la sortie, une année plus tard, de la version multi-joueurs du jeu : Don’t Starve Together ! C’est donc plein d’excitation et d’enthousiasme que je m’empresse d’acheter le jeu et de l’offrir à un ami (rien de tel si vous n’avez personne avec qui jouer… une fois le jeu dans la bibliothèque Steam, il ne pourra plus refuser). Quelles possibilités seront donc offertes par cette extension ? Pour un jeu s’appelant « ne meurs pas de faim » j’espère au moins que le cannibalisme fera partie des nouvelles fonctionnalités…

Développeur: Klei Entertainment
Date de sortie: 2016
Console: PC
Genre: Survival / Die & Retry

Un survival classique

J’aborde donc cette extension avec une bonne connaissance de son pendant solo, contrairement à mon acolyte de jeu, peu familier aux dangers de la nuit et des changements de saisons. Autant le préciser tout de suite, aucune différence de gameplay majeure ne se fait sentir. Il y a toujours trois jauges principales : la faim, la vie et la santé mentale. Le game over apparaît si votre santé arrive à zéro. Les monstres, le feu ou les météorites, par exemple, ont une influence directe sur cette jauge. La faim, elle, se videra lentement et une fois arrivée à zéro entamera petit à petit votre vie. Enfin, la barre de santé mentale modifiera progressivement le jeu, la musique sera remplacée par des sons angoissants, les prairies vertes s’assombriront, des formes étranges hanteront votre personnage. Une fois la jauge au plus bas, les hallucinations se matérialiseront pour vous attaquer jusqu’à la mort… ou jusqu’à ce qu’un petit séjour chez le psy de la nature vous ait requinqué.

Un joueur bientôt mort poursuivi par un Deerclop mécontent

Un survival pas si classique que ça

Ce n’est pas seulement la gestion des jauges qui est intéressante dans le gameplay de Don’t Starve, mais le fait qu’elles soient connectées. Chacune de vos actions en entraine une autre. Par exemple : vous errez depuis plusieurs heures loin de votre campement de fortune, la faim commence à se faire sentir et une meute de loup profite de l’occasion pour se jeter sur vous. Ce n’est pas sans efforts que vous arrivez à bout des terribles canidés, qui ne vous lâchent pour toute récompense que quelques crocs et deux steaks violets pas franchement appétissants. Trois choix s’offrent alors à vous. Le premier, sacrifier un peu de votre santé mentale et de votre vie pour vous remplir la panse de viande filandreuse. Le second, pas beaucoup plus enviable, continuer à mourir de faim en priant pour trouver un buisson de baies avant de vous écrouler. Et enfin, le troisième, celui de l’homme méticuleux ; en partant vous aviez pensé à prendre un petit pique-nique au cas où la route serait longue… Et des situations comme ça, il y en a par centaines. Vous coupez des arbres pour avoir du bois, mais si vous abusez de votre pouvoir de déforestation, un arbre maléfique viendra venger ses semblables. Une pluie torrentielle vous tombe sur le moral, que faire ? Rester allongé auprès du feu quitte à perdre une journée ou fabriquer un parapluie à base de pétales de fleurs et partir affronter les éléments ? Vous l’avez bien compris, le jeu est extrêmement riche et vous devrez prendre beaucoup d’éléments en compte pour espérer survivre rien que quelques jours.

Un foyer industriel qui prouve bien que l’homme finit toujours par contrôler son environnement

Don’t Starve et Don’t starve Together

Don’t Starve Together offre peu de changements par rapport à sa version solo, nous sommes donc en droit de nous demander l’intérêt de débourser quelques po supplémentaires pour cette extension. Pourtant la réponse est dans le titre, dans Don’t Starve Together vous allez mourir de faim certes, mais ensemble, et si le bonheur est fait pour être partagé, dans cette aventure il en va de même pour le désespoir et la mort… pour notre plus grand plaisir. Une fois votre partenaire de jeu choisi avec soin, vous serez embarqués dans une aventure collaborative trépidante. Vous exterminerez des centaines de lapins main dans la main, vous ramènerez votre complice d’entre les morts grâce à des morceaux de viande et c’est ensemble que vous regarderez votre adorable foyer se faire piétiner par une créature mi-canard, mi-cerf et re mi-canard derrière, en vous demandant si finalement attaquer sa progéniture était une si bonne idée… même si, c’est vrai « ils avaient l’air appétissant ces poussins ».

  

Le terrible monstre mi-canard, mi-cerf

Et alors ? Des défauts ?

Vous l’avez compris, j’ai totalement adhéré à l’univers de ce jeu, mais pourtant quelques critiques s’imposent. Déjà le jeu est très fourni, mais vous êtes lâchés au milieu de la nature sans aucune formation de survie en milieu hostile préalable. Alors, à moins d’une bonne dose de patience et d’un amour particulier pour les die and retry, c’est avec le don’t starve wiki ouvert en permanence que vous découvrirez le monde magique de Don’t Starve. Et même avec ça le jeu reste assez frustrant, vous passerez certainement quelques heures de jeu à créer votre Chez vous avant que, sans crier gare, l’hiver vienne vous geler les orteils à mort, ou qu’une créature monstrueuse détruise tous vos efforts et votre vie avec. Quelques problèmes comme l’inventaire restreint, le coté jeu de survie/gestion ou le manque de ressources non renouvelables après quelques saisons sont également à signaler. Néanmoins, la plupart de ces soucis peuvent être éliminés en changeant les paramètres de jeu ou en installant quelques mods gratuits via Steam.

 

Deux compagnons enthousiastes à l’idée de manger des poussins frais

Bilan

En conclusion, le jeu est très généreux et je n’ai fait ici qu’effleurer quelques unes de ses mécaniques principales. Vous pouvez également incarner différents personnages possédant des caractéristiques propres, cuisiner, crafter des centaines d’objets, monter des monstres les uns contre les autres, explorer des cavernes et encore milles choses que vous aurez sans doute plaisir à découvrir ou redécouvrir et surtout n’oubliez pas : à un c’est bien, à deux c’est mieux … et à plus il faut un autobus.

 

Les pours et les contres

+ Un jeu d’une grande richesse  Peu de différences par rapport à Don’t Starve
+ Encore mieux à deux La difficulté pouvant s’avérer frustrante

Eol

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