Cities Skylines : Xbox Edition

Créer, détruire, spécialiser, développer, agrandir, s’endetter, prêter, imposer… Cities Skylines, qui a déjà su se faire un nom sur PC, s’installe également sur le marché des consoles. Après un (très) bon accueil sur PC, on peut se demander si la version console arrive à la cheville de sa grande sœur. Retour sur l’adaptation de Cities Skylines sur PS4 et XBOX One…

Développeur : Colossal Order
Date de sortie (Suisse) : 21 avril 2017
Plateforme : PC, PS4, Xbox One
Genre : City-builder, Jeu de Gestion

Au commencement, Dieu créa…

Pour débuter, le joueur choisit entre plusieurs terrains qui présentent différentes stats (niveau de pétrole, d’eau, de terrain constructible, etc.). Il peut commencer avec de l’argent illimité, tous les paliers de construction débloqués, ou partir de rien et développer sa ville tout seul comme un grand. Pour ce faire, il faut jongler entre 4 zones de terrain : zone résidentielle, zone commerciale, zone industrielle et zone de bureaux. Les zones de bureaux ainsi que les zones résidentielles et commerciales de forte densité se débloquent après avoir atteint un certain palier, qui est atteint en accueillant un certain nombre d’habitants dans sa ville. Chaque palier donne accès à de nouveaux services et bâtiments uniques, qui sont parfois des reproductions de célèbres constructions comme la Statue de la Liberté et le London Eye, entre autres. L’objectif est simple, en théorie : rendre ses habitants heureux en mettant à leur disposition différents services tout en réussissant à tirer un bénéfice.

Il vous faudra jongler entre les services de pompier, police, éducation, électricité, eau, transports, etc. sans pour autant négliger les loisirs et réussir à augmenter la valeur foncière par habitant pour qu’ils se développent au mieux. Attention à ne pas négliger les zones industrielles pour autant. Vous pouvez choisir de développer une industrie générale ou alors de créer des quartiers de spécialisation d’industrie : pétrole, agriculture ou encore minerai. Il est également possible de spécialiser des quartiers de zones commerciales dans le tourisme ou dans les loisirs.

Un petit patelin ou une métropole, tout est possible

« Un city-builder à la manette ? »

La plus grande question concernant cette arrivée sur console tourne autour d’un point : à la manette, c’est faisable ? Si le clavier et la souris sont les plus adaptés aux city-builders en général, la prise en main à la manette reste assez intuitive et on chope assez vite le truc. Un petit tuto par-ci, des menus épurés qui facilitent la prise en main par-là… ça fonctionne relativement bien. Reste qu’il y a quelques petites différences avec la version PC, notamment des outils disponibles sur ordinateur qu’on ne retrouve pas dans la version console (aplanissement du terrain, création de canaux et de réservoirs, etc.). Difficile de vraiment comprendre le pourquoi du comment la version console en a été privée. Petit bémol également sur l’absence de la caméra à la première personne – ça aurait été sympa de se glisser dans la peau d’un habitant, de pouvoir admirer notre belle ville et s’y croire comme chez soi !

Simplicité  = efficacité !

Niveau graphismes, c’est simple, épuré, joli, efficace. Pas de fioritures, pas de chichi, chaque menu rempli sa fonction et c’est tout ce que l’on attendait. L’ambiance du jeu est agréable et la musique y contribue également…même si, personnellement, j’en ai vite eu marre des crescendi qui partent dans les aigus. C’est dommage que la musique reste la même pour chaque partie. Il y aurait pu par exemple avoir différentes ambiances sonores en fonction du terrain choisi, qu’il soit européen, boréal, tropical ou encore tempéré. En revanche, petit détail qui mérite d’être souligné, le choix du type de terrain modifie l’aspect des bâtiments. Un terrain « européen » accueillera des bâtiments de style haussmannien alors que des tours plus classiques occupent les terrains tropicaux.

Le choix du terrain influence les loisirs et les bâtiments disponibles

Construire c’est sympa… détruire c’est mieux!

C’est là que le drame se produit car oui, on a tous cette petite voix un peu sadique qui nous dit « ah ! ils ont l’air si paisibles… pourquoi pas un petit ouragan ou une petite chute de météorite ? » (Tout ceci accompagné d’un petit sourire narquois). Et bien non, pas d’ouragan possible, pas de tempête, pas de volcan en éruption ou encore d’attaques de Godzilla intempestives. La seule chose qui pourrait vous arriver (oui, j’en ai fait les frais) c’est une éventuelle inondation qui peut, certes, être dévastatrice, mais moins cool qu’une attaque de Godzilla quand même. Vous vous retrouvez donc à placer un barrage n’importe où dans l’espoir de stopper la crue et d’éviter de vous retrouver avec des mètres cubes d’eau partout dans votre ville. Si un DLC sur les catastrophes naturelles est disponibles sur la version PC, il n’y a pas eu d’annonce pour le moment concernant les versions consoles. D’ailleurs, aucun DLC n’a été annoncé sur console au jour d’aujourd’hui. Seul le DLC After Dark a été intégré à la version console puisqu’il est possible, notamment, de gérer les services en distinguant le jour et la nuit.

Que la nuit est calme… Presque trop calme…

Au final, ça en vaut la peine

Avec son arrivée sur console, Cities Skylines confirme sa bonne lancée : c’est un bon city-builder, probablement l’un des meilleurs disponible sur le marché actuellement. Attention cependant, Paradox, à ne pas négliger les joueurs consoles, car ils pourront facilement se sentir délaissés si aucun DLC ne voit le jour. Il n’empêche que l’on passe un bon moment à développer sa ville et à se mettre dans la peau d’un maire, à défaut de se prendre pour Dieu (je veux ma météorite moi !).

Les pours et les contres

+  Les graphismes  La musique répétitive
L’interface simple et efficace – Jeu incomplet par rapport à la version PC
+ Sortie sur console ambicieuse Ajout de mods impossible
+ Bonne jouabilité à la manette

Moony

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